L'État a récupéré 9,5 ha sur la rive du Dnipro — un actif lié à Medvedchuk réintègre le patrimoine public

Le retour de 9,5 ha de forêt près de Tsybli n'est pas un épisode isolé, mais fait partie d'un travail systémique de restitution des terres illégalement aliénées, liées à des réseaux prorusses. Nous examinons comment cela s'est produit et quelles peuvent en être les conséquences.

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Фото: АРМА

Ce qui s'est passé

En mars 2026, 9,5 ha de forêt situés sur la rive du Dniepr, près du village de Tsybli (partie sud de l'oblast de Kyiv), ont été restitués à la propriété d'État. C'est ce qu'a annoncé le Bureau du Procureur général. Ces terres étaient, depuis le début des années 2000, contrôlées par des structures liées à un ancien ministre et à un député national qui figurent dans des procédures pénales.

Sur quoi repose la décision

La restitution a eu lieu en raison d'un dépassement de pouvoirs de la part des autorités locales : la administration d'État du district de Pereiaslav‑Khmelnytskyi aurait illégalement transféré des terres à vocation forestière en propriété et en usage privés. C'est précisément cela qui a servi de motif pour déclarer la cession nulle et ramener la parcelle à l'État.

"Les parcelles sont liées à l'ex‑député, qualifié de traître, Viktor Medvedtchouk et à l'ancien ministre de l'époque de Ianoukovitch, Oleksandr Klymenko. En particulier, le bénéficiaire effectif de la société qui exploitait une partie de ces terres est l'épouse d'un homme politique pro‑russe visé par des sanctions"

— Bureau du Procureur général

Contexte : pas un cas isolé

Ce n'est pas le premier cas : précédemment, l'État a restitué encore 24 ha de forêt dans le district d'Obukhiv, liés aux mêmes structures. Les dossiers autour de ces actifs s'inscrivent dans une chaîne plus large de procédures pénales, où sont évoquées des suspicions de trahison d'État, de financement de terroristes pro‑russes et de schémas illégaux d'approvisionnement en charbon — selon l'enquête, de telles opérations auraient entraîné des financements d'un montant de plus de 200 millions de hryvnias.

Pourquoi c'est important pour le lecteur

Premièrement, le rétablissement du contrôle sur des terres situées en zones protégées et littorales constitue un volet de la protection des ressources naturelles et de la prévention de leur exploitation illégale. Deuxièmement, ces décisions sont un indicateur du fonctionnement du système de restitution des actifs liés à des personnes soupçonnées de soutenir l'agresseur. Troisièmement, c'est un signal adressé aux partenaires et à l'audit interne : l'État démontre sa capacité à rétablir le contrôle sur des ressources d'importance stratégique et écologique.

Et ensuite

Après le retour juridique des terres, la question d'une gestion efficace deviendra cruciale : transfert à l'administration d'État compétente, audit des décisions antérieures et mise en place de mécanismes empêchant la réapparition de schémas similaires. Le milieu des experts en lutte contre la corruption et en droit foncier insiste sur le fait que le travail systémique de restitution des actifs doit être accompagné de procédures transparentes de leur gestion.

Cette décision est une nouvelle étape dans la chaîne de restitution des ressources liées aux élites pro‑russes. La question est de savoir si le système parviendra à transformer ces victoires juridiques en bénéfices durables pour les communautés et pour l'État.

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