Ce qui s'est passé
Le 1er janvier 2026, la Bulgarie est officiellement passée à l'euro, devenant le 21e membre de la zone euro, annonce la Banque centrale européenne. Il s'agit de l'aboutissement d'un long processus de préparation et de la mise en œuvre des conditions économiques et réglementaires nécessaires à l'adhésion.
Comment se déroulera la transition
Pendant un mois s'appliquera une période de double circulation : le lev et l'euro resteront simultanément des moyens de paiement légaux. À partir du 1er février 2026, il ne sera possible de payer qu'en euro en Bulgarie. Le taux de change fixe est de 1,95583 leva pour 1 euro.
« C'est une étape historique pour le pays et une opportunité importante pour les personnes et les entreprises dans l'ensemble de la zone euro. La transition favorisera une plus grande stabilité économique, des paiements facilités et une intégration plus profonde à travers l'Europe. »
— Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne
« Ce moment clé est le résultat d'années de travail acharné et de dévouement. Il signifie des paiements plus simples, des voyages plus pratiques et de nouvelles opportunités pour les entreprises bulgares. »
— Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne
Contexte et signification pour la région
L'intégration à l'euro n'est pas seulement un changement de dénomination dans les portefeuilles. L'adhésion de la Bulgarie réduit les risques de change dans le commerce, simplifie les paiements et rend le pays plus attractif pour les investissements. C'est la poursuite d'une extension progressive : après l'introduction de l'euro en 2002, se sont joints la Slovénie (2007), Chypre et Malte (2008), la Slovaquie (2009), l'Estonie (2011), la Lettonie (2014), la Lituanie (2015) et la Croatie (2023).
Ce que cela signifie pour l'Ukraine
Cette étape de la Bulgarie rappelle que le chemin vers l'intégration monétaire avec l'UE est progressif et exigeant sur le plan institutionnel. La Banque nationale d'Ukraine prévoit qu'après son adhésion à l'UE, l'Ukraine conservera sa propre monnaie pendant longtemps ; l'exemple de la Bulgarie confirme que la décision de passer à l'euro n'est prise que lorsque les critères techniques et macroéconomiques sont remplis.
Les analystes soulignent que, pour les entreprises et les voyageurs de la région, la transition se traduit par des coûts de transaction moindres et une logistique des paiements simplifiée. Pour les exportateurs et importateurs ukrainiens, cela réduit une partie des risques liés aux règlements avec des partenaires de la zone euro, mais souligne aussi la nécessité de renforcer la politique de change et les réserves en cas d'approfondissement de l'intégration.
Conclusion
La Bulgarie a franchi une étape qui renforce l'intégration économique de l'Europe et crée de nouvelles conditions pratiques pour les entreprises et les voyages. Pour l'Ukraine, ce n'est pas un modèle automatique, mais une leçon : lorsque les institutions, la politique macroéconomique et la résilience financière sont prêtes, les avantages de l'euro sont évidents ; pour l'heure, la question principale est de savoir comment transformer les déclarations d'intégration à l'euro en institutions solides et en investissements réels.