Ce qui s'est passé
La Banque nationale d'Ukraine (BNU) a publié les résultats de son suivi pour 2025 et a approuvé la liste des infrastructures de paiement importantes. Cette décision officielle, publiée sur le site de la BNU le 3 mars, précise quelles systèmes de paiement et quels opérateurs technologiques feront l'objet d'une attention renforcée de la part du régulateur.
«La Banque nationale a approuvé la liste des infrastructures de paiement importantes à l'issue du suivi de leurs activités en 2025.»
— Banque nationale d'Ukraine (BNU), service de presse
Qui a été inclus dans la liste
Le seul système reconnu comme d'importance systémique est le Système de paiements électroniques (SEP) de la BNU. La liste des systèmes de paiement importants comprend cinq opérateurs : les internationaux Visa et MasterCard, ainsi que trois acteurs ukrainiens — PrivatMoney (PrivatBank), NovaPay et «Фінансовий світ» (système de paiement ukrainien).
La liste des opérateurs technologiques de services de paiement reste inchangée : ТОВ «Ейсі Дісі Процесінг», ПрАТ «Український процесинговий центр» et ТОВ «ТАС Лінк».
Pourquoi c'est important
La reconnaissance n'équivaut ni à une sanction ni à un privilège — c'est un outil de gestion des risques. La BNU soumet ces entreprises à un niveau de surveillance accru et leur impose des normes plus strictes en matière de disponibilité, de cybersécurité et de plans de continuité d'activité. Concrètement, cela signifie que l'État concentre ses ressources sur les composants dont dépend le fonctionnement des paiements électroniques dans tout le pays.
Conséquences pour les utilisateurs et les entreprises
Pour les citoyens — un avantage direct : des paiements plus stables, un rétablissement plus rapide des services en cas d'incidents et des mécanismes de responsabilité transparents. Pour les banques et les opérateurs de paiement — des exigences supplémentaires en matière de reporting, de tests de résilience et de cybersécurité. Pour l'État — un instrument permettant de réduire les risques de perturbations dévastatrices de l'infrastructure financière, important en temps de guerre et pour la reconstruction de l'économie.
Contexte et preuve sociale
Ce n'est pas une initiative isolée : fin janvier, la BNU a publié pour la première fois la liste des grandes entreprises financières — 53 entités juridiques. En 2025, le régulateur a également publié pour la première fois la liste des coopératives de crédit «significatives» (au nombre de deux). C'est un signal allant vers plus de transparence et indiquant que le suivi de l'infrastructure devient une composante de la sécurité nationale.
Et ensuite
La position de la BNU clarifie les priorités : préserver le fonctionnement du système de paiement même dans des conditions de stress. L'étape suivante consiste à contrôler l'application des exigences, à réaliser des tests de résistance réguliers et à publier des rapports publics sur l'état de préparation. Pour l'utilisateur, cela signifie : vérifier la disponibilité des services et saisir le régulateur en cas de problèmes systémiques. Pour les entreprises — préparer des investissements en cybersécurité et des solutions de secours.
Résumé bref : la décision de la BNU n'est pas un formalisme technocratique, mais un élément de politique de sécurité pragmatique. Lorsqu'on parle d'infrastructure de paiement, il s'agit de la résilience quotidienne de l'économie — de la pension au salaire d'un bénévole. Aujourd'hui, la tâche des partis et des régions est d'exiger des opérateurs reconnus transparence et responsabilité.