En bref
Au cours de janvier‑février 2026, plus de 4,2 milliards de hryvnias ont été versées au budget de l'État au titre de la dite « taxe Google ». L'information a été communiquée par la cheffe par intérim du Service national des impôts, Lesia Karnaoukh. Ce montant dépasse de 0,7 milliard de hryvnias le niveau enregistré sur la même période en 2025, ce qui témoigne d'une intensification des recettes liées aux services numériques.
« En janvier‑février 2026, 38,5 millions d'euros et 52,1 millions de dollars ont été payés — au total plus de 4,2 milliards de hryvnias au titre de la taxe sur les services électroniques fournis par des non‑résidents. »
— Lesia Karnaoukh, cheffe par intérim du Service national des impôts
Qui et combien
Les leaders du paiement de cette taxe sont Apple, Google, Valve, Meta, Sony, Etsy et Netflix. Au total, 151 entités non‑résidentes se sont déjà enregistrées comme assujetties à la TVA dans ce segment, ce qui élargit la base des contribuables et réduit la dépendance à l'égard d'un ou deux grands fournisseurs.
Pourquoi c'est important
Ces recettes ne sont pas seulement une ligne dans un rapport. D'une part, il s'agit d'un flux stable de devises, converti en hryvnias, qui alimente les caisses publiques dans un contexte de guerre et de reconstruction post‑conflit. D'autre part, ce sont des marqueurs concrets de l'efficacité de l'administration fiscale : en 2025, la « taxe Google » a rapporté plus de 14,4 milliards de hryvnias sur l'année, et de meilleurs chiffres en ce début 2026 peuvent indiquer le maintien du rythme.
Ce que soulignent les experts
Les analystes insistent sur le fait que les recettes tirées des services numériques constituent un indicateur de la confiance des entreprises étrangères dans le système fiscal ukrainien et dans sa capacité à prélever des taxes auprès de plateformes mondiales. Dans le même temps, la hausse des montants met en lumière l'importance d'un contrôle de qualité et de mécanismes de déclaration transparents, afin que ces fonds aillent effectivement aux postes de dépenses prioritaires.
Conclusion
Le constat est simple : l'économie numérique génère déjà des recettes significatives. La tâche désormais est de préserver et de multiplier ce flux grâce à une administration efficace et à des règles transparentes. Reste à savoir si l'on parviendra à maintenir le rythme et à transformer ces recettes en reconstruction des infrastructures et en renforcement de la sécurité — une question qui incombe au gouvernement et au Service national des impôts.