En bref
Le ministère de la Défense a publié les résultats 2025 du projet Armée de drones. Selon le ministre Mykhailo Fedorov, les opérateurs ont frappé près de 820 000 cibles ennemies, parmi lesquelles — plus de 240 000 occupants éliminés, ainsi que des milliers de véhicules et de drones. Ce sont des conclusions qu'il convient de lire non pas comme un titre spectaculaire, mais comme un signal de changement de tactique et de potentiel de ressources de la défense.
«En 2025, dans le cadre du projet Armée de drones, près de 820 000 cibles ennemies ont été touchées ; plus de 240 000 occupants ont été éliminés ; 62 000 véhicules légers touchés, 29 000 véhicules lourds touchés, 32 000 drones d'attaque et de reconnaissance»
— Mykhailo Fedorov, ministre de la Défense (bilan de l'événement «Armée de drones – 2025»)
Ce qui a été annoncé
Les chiffres officiels décrivent un large éventail de résultats : des frappes contre du matériel terrestre à la neutralisation de la force vivante et à la destruction de drones ennemis. Le projet, lancé en 2022, combine achats publics, initiatives de volontaires et production nationale — et c'est précisément ce mélange qui a produit un effet d'envergure.
Pourquoi c'est important
Premièrement, ces données illustrent un changement de logique opérationnelle : des drones auxiliaires massifs et quotidiens ne sont plus seulement de la reconnaissance, mais deviennent un outil de pression constante sur l'ennemi. Deuxièmement, cela réduit les risques pour l'infanterie — le travail de frappe est effectué à distance. Enfin, ces chiffres envoient un signal aux partenaires internationaux sur l'efficacité des investissements et du soutien.
Qui figure parmi les leaders
Le ministre a cité les unités et les fabricants ayant obtenu les meilleurs résultats : parmi eux — «Птахи Мадяра», l'unité spéciale du SBU «Альфа», «Група Лазаря», plusieurs brigades d'assaut et bataillons de systèmes sans pilote. Cela souligne la contribution conjointe des forces régulières, des services spéciaux et des réseaux de volontaires.
Limites et risques
Malgré les chiffres impressionnants, les experts attirent l'attention sur deux points : premièrement, les données officielles nécessitent une vérification indépendante au cas par cas ; deuxièmement, l'adversaire prévoit de mettre à l'échelle ses forces de drones — d'après des informations, en 2026 les Russes pourraient augmenter le contingent de systèmes sans pilote à plus de 160 000 personnes. Cela signifie que l'avantage technologique et tactique exige une mise à jour constante et une protection contre les contre-mesures.
Contexte : comment fonctionne le projet
Armée de drones — une initiative d'État qui combine achats, formation des opérateurs et développement de la production locale. Un élément clé du succès est l'association de la coordination étatique avec la flexibilité des réseaux de volontaires et des collectes caritatives : c'est ainsi qu'est constitué un maillon d'approvisionnement et de maintenance rapide des drones.
Conclusion
Ces résultats ne sont pas seulement un motif de fierté, mais aussi un marqueur clair : la guerre est de plus en plus définie par les technologies, la logistique et le capital humain. Reste la question pour les partenaires et le système : parviendra-t-on à transformer les déclarations et les succès d'un jour en une position durable, protégée contre l'escalade ? De la réponse dépendra la durée pendant laquelle l'Ukraine conservera son avantage dans ce volet du conflit.