Faits
Le parquet spécialisé anticorruption a annoncé que 41 députés en exercice de la Verkhovna Rada de la IXe législature ont reçu des notifications de suspicion. Avec le nombre actuel de députés au parlement — moins de 400 — cela représente environ 10 % de l'effectif.
«Au total, 41 députés de la Verkhovna Rada de la IXe législature ont reçu une notification de la part de la САП»
— Олександр Клименко, chef de la САП
Contexte
En dix ans depuis la création des organes anticorruption, 79 anciens et actuels députés ont reçu des notifications de suspicion au total. Le Bureau national anticorruption (НАБУ) a été créé le 16 avril 2015, et la САП en tant qu'unité distincte a commencé à fonctionner le 22 septembre 2015 — les deux organismes ont été formés après la Révolution de la Dignité pour lutter contre la corruption au plus haut niveau.
Affaire retentissante : Тимошенко
Un des récents dossiers à forte visibilité concerne Юлія Тимошенко. Le 14 janvier 2026, НАБУ et САП lui ont signifié une suspicion pour une prétendue proposition de pots-de-vin à des députés d'autres factions en vue de faire voter. Les forces de l'ordre ont publié des enregistrements qu'elles présentent comme des écoutes, et le 21 janvier la ВАКС a placé sous séquestre une partie des biens de la femme politique.
«C'est une instrumentalisation politique»
— Юлія Тимошенко, cheffe du parti
Ce que cela signifie
Premièrement, de tels chiffres renforcent les interrogations sur la légitimité et l'efficacité du processus législatif : lorsque qu'une part importante des députés est visée par des soupçons, cela affaiblit la confiance des citoyens et des partenaires.
Deuxièmement, en temps de guerre, chaque conflit interne dilue l'attention portée aux tâches critiques — la défense, le financement, le soutien international. Les analystes soulignent que les enquêtes doivent être aussi transparentes et rapides que possible, afin de ne pas transformer la justice en instrument de pression politique.
Troisièmement, c'est un test pour les institutions : parviendront-elles à concilier une lutte implacable contre la corruption et l'assurance du fonctionnement stable du parlement en période de défis sécuritaires ?
Conclusion
Viennent maintenant les décisions judiciaires et d'éventuelles nouvelles étapes de procédure. Pour la société, il est important de suivre non seulement le nombre de suspicions, mais la qualité des preuves et le travail du système judiciaire. La question qui reste ouverte : les institutions sauront-elles transformer ces affaires très médiatisées en condamnations effectives, tout en préservant l'attention portée à la sécurité nationale et à la confiance publique ?