Kupiansk : la plupart des forces d'occupation sont concentrées dans un seul quartier — quelles conséquences pour la sécurité de la frontière ?

Une opération de ratissage systématique maintient l'ennemi dans le «corridor» d'un seul pâté de maisons. Pourquoi la concentration des occupants est une chance pour les Forces armées ukrainiennes (ZSU) et quelle tactique se cache derrière cette démarche.

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En bref

À Kupiansk, dans la région de Kharkiv, une opération localisée se poursuit pour nettoyer la ville des unités d'occupation. Selon Viktor Trehubov, chef du service communication du Groupement des forces unies, la plus grande partie de l'ennemi est concentrée au centre — dans un seul pâté d'immeubles plurietages. Cela offre aux unités ukrainiennes la possibilité d'achever le nettoyage de manière ciblée et de minimiser les risques.

"La plus grande partie de l'ennemi est concentrée au centre de la ville, dans un seul pâté d'immeubles plurietages. Il s'agit donc maintenant d'achever le nettoyage de ce pâté et, de préférence, sans pertes du côté des militaires ukrainiens."

— Viktor Trehubov, chef du service communication du Groupement des forces unies

Ce qui se passe et pourquoi c'est important

Le commandement indique que les tentatives des Russes de rétablir des positions et d'établir une liaison terrestre avec la ville sont jusqu'à présent infructueuses. La concentration de l'ennemi dans un seul pâté témoigne de problèmes logistiques, de réserves limitées et de difficultés de manœuvre. Selon le commandement, au 22 décembre 2025, environ 100 occupants se trouvaient à Kupiansk.

Cela n'est pas qu'un détail tactique local. Si l'ennemi ne peut ni augmenter ses forces ni rétablir un corridor d'approvisionnement, sa capacité à maintenir le contrôle de la bande frontalière s'affaiblit — ce qui élargit l'espace stratégique pour l'Ukraine le long de la frontière.

Tactique et conséquences sur le terrain

La concentration urbaine de l'ennemi produit deux effets clés : d'une part, elle permet d'effectuer un nettoyage ciblé avec moins de pertes ; d'autre part, elle complique pour les occupants la possibilité d'introduire discrètement des renforts. Les risques pour les civils et la nécessité d'une grande précision des actions demeurent toutefois élevés — c'est pourquoi l'opération est conduite progressivement et en tenant compte des renseignements.

Le porte-parole a également indiqué que la pression à l'est de Kupiansk n'a pas donné aux occupants le résultat escompté, et que leur projet de créer une « zone de contrôle » le long de la frontière dans les régions de Soumy et de Kharkiv reste pour l'instant déclaratif.

Contexte et éléments probants

La direction russe a régulièrement revendiqué des succès présumés dans la région, mais les faits sur le terrain sont différents : en décembre 2025, le président s'est rendu à Kupiansk — un signal que l'ennemi n'a pas le contrôle de la ville. Les analystes soulignent que la présence d'un grand nombre de troupes dans un pâté urbain compact indique plus souvent une position défensive et contrainte qu'une capacité de progression effective.

Conclusion

La concentration des occupants dans un seul pâté est une opportunité pour un travail systémique des forces armées ukrainiennes : un nettoyage localisé réduit les risques et compromet les tentatives du Kremlin de créer des corridors terrestres. Toutefois, la réussite dépend de la poursuite de la pression sur la logistique adverse, d'un renseignement de qualité et du soutien des partenaires. La capacité de Moscou à transférer des forces et à renverser la situation est une question de temps et de ressources ; il revient à nous, pour l'heure, de transformer de manière préventive ces succès tactiques en sécurité durable de la frontière.

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