Ce qui s'est passé
Le 2 janvier, une frappe de missile a touché le centre de Kharkiv. Selon l'administration militaire régionale de Kharkiv (OVA), la ville a été atteinte par deux missiles «Iskander». On déplore pour l'instant 2 morts — une femme de 22 ans et un garçon de 3 ans — et 27 blessés, dont sept sont hospitalisés. La femme gravement blessée a été opérée et se trouve actuellement en réanimation.
Interventions des secours
L'opération de recherche et de sauvetage se poursuit depuis près de vingt‑quatre heures : selon le chef de l'OVA, jusqu'à cinq personnes pourraient encore se trouver sous les décombres, probablement dans un immeuble de bureaux, et il n'y a pour le moment aucun contact avec elles. Plus de 300 personnes et plus de 80 moyens techniques travaillent à l'élimination des conséquences. L'alimentation en électricité, en chauffage et en eau a été rétablie dans les bâtiments jugés encore aptes à l'occupation.
"Il pourrait rester encore cinq personnes sous les décombres"
— Oleg Sinegubov, chef de l'administration militaire régionale de Kharkiv
L'ampleur des destructions et ce que cela signifie
Plus de 30 immeubles et un hôpital ont été endommagés ; les dégâts les plus graves concernent six bâtiments situés à proximité immédiate de l'épicentre de l'explosion. Selon l'OVA, il pourrait falloir jusqu'à deux jours supplémentaires pour achever le déblaiement des décombres et réaliser les expertises.
Les frappes visant les centres‑villes n'ont pas seulement un effet tactique — elles visent également à détruire les infrastructures et à exercer une pression psychologique sur la population civile. Les experts en défense et en protection civile insistent sur le fait que la rapidité des recherches, la coordination des secours et l'aide médicale d'urgence sont des éléments déterminants.
Et ensuite
L'essentiel pour le moment est de terminer les recherches et de porter assistance aux victimes. Ensuite interviendront les conclusions d'experts concernant l'aptitude à l'exploitation des bâtiments endommagés et le plan de restauration des infrastructures. C'est une épreuve pour Kharkiv — et un indicateur important de l'efficacité du système de réponse face à de telles attaques.
Les ressources et l'attention de l'État et des partenaires internationaux seront‑elles suffisantes non seulement pour réparer les dommages, mais aussi pour renforcer la protection des villes ? La réponse à cette question déterminera la sécurité des habitants de Kharkiv dans les semaines à venir.