À Mykolaïv, un nouveau-né vendu pour 10 000 dollars — la police a arrêté les parents

Un nouveau-né est né le 1er janvier 2026 ; les parents ont remis l'enfant à un «acheteur» le lendemain. Nous expliquons pourquoi cette affaire est importante pour la sécurité des enfants et la confiance dans les institutions.

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Événement

À Mykolaïv, des agents du service de la police de la migration ont mis au jour une femme de 21 ans et son compagnon de 38 ans, qui ont vendu leur nouveau‑né pour $10 000. Selon la Police nationale, les suspects ont été arrêtés immédiatement après la remise de l'enfant à «l'acheteur» près de la maternité.

D'après l'enquête, la somme convenue à l'avance avait été fractionnée en acompte — 8 000 hryvnias — et le solde, remis après l'accouchement. L'enfant est né le 1er janvier 2026; le lendemain il a été remis à une autre personne, après quoi les forces de l'ordre, dans le cadre d'une opération, ont interpellé les deux.

Réaction des forces de l'ordre

"Les suspects ont été arrêtés immédiatement après la remise de l'enfant ; des accusations de traite des êtres humains à l'encontre d'une personne mineure ont été portées contre eux. L'affaire est instruite dans le cadre d'une procédure pénale prévue par les articles pertinents du Code pénal ukrainien"

— Police nationale de l'oblast de Mykolaïv

L'homme et la femme ont déjà été inculpés en vertu des articles relatifs à la traite des êtres humains. Le tribunal a ordonné une mesure de détention provisoire — détention en prison assortie de la possibilité de mise en liberté sous caution. En cas de condamnation, les prévenus risquent jusqu'à 15 ans d'emprisonnement.

Contexte et enjeux

Ce cas n'est pas un incident isolé, mais le symptôme d'un problème plus large : le commerce d'enfants reste l'une des formes les plus atroces de violation des droits de l'enfant et de dégradation sociale. La police a agi sous contrôle, ce qui a permis d'empêcher l'éventuelle implication de l'enfant dans des réseaux d'adoption illégale ou d'exploitation.

Les analystes et les défenseurs des droits attirent l'attention : les cas où des mères ou des pères tentent de vendre leur enfant sont souvent liés à la pauvreté, à des addictions ou à la participation à des réseaux criminels. Des affaires antérieures dans la région et à travers l'Ukraine montrent que ces incidents ponctuels peuvent faire partie d'un réseau plus vaste de risques pour les nourrissons.

Conséquences et mesures à prendre

Les conclusions de l'enquête détermineront si l'affaire avait un caractère organisé et quelles autres personnes pourraient être impliquées. Pour la communauté, c'est un signal : il faut renforcer le soutien social aux femmes enceintes et aux jeunes parents, l'accès aux services d'assistance et les mécanismes de protection de l'enfance. Les institutions publiques et les organisations de la société civile doivent se concentrer sur la prévention afin d'éviter la répétition de tels cas.

Les citoyens peuvent aider en signalant aux services de police ou aux services de protection de l'enfance toute proposition suspecte ou tentative de vente d'enfants. La protection des mineurs n'est pas seulement le travail des forces de l'ordre, mais aussi un test pour le système social dont dépend la sécurité de nos enfants.

Informations complémentaires

Le communiqué indique également que ces concubins avaient déjà été signalés à la police pour des infractions liées au trafic de stupéfiants, des infractions patrimoniales et des crimes contre les personnes. Rappelons aussi des affaires similaires à forte résonance dans le pays : en 2024, une habitante de la région de Dnipropetrovsk avait projeté de vendre son fils pour 1 million de hryvnias — ce qui témoigne d'un problème systémique nécessitant une réponse globale.

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