Ce qui s'est passé
Dans la nuit du 3 janvier, une série d'explosions et des appareils volant à basse altitude ont été signalés à Caracas, rapportent l'Associated Press et des témoins cités par Reuters. Vers 02h00, heure locale, au moins sept explosions ont été enregistrées acoustiquement ; des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des incendies et des habitants sortant dans la rue.
Reuters rapporte également une coupure de courant dans un quartier du sud de la capitale, à proximité de la grande base militaire — Fuerte Tiuna. Aucune réaction officielle du gouvernement vénézuélien ni de la Maison Blanche n'avait été publiée au moment des premiers comptes rendus matinaux.
Ce que disent les sources et les réseaux sociaux
MAINTENANT : Plusieurs hélicoptères probablement américains en vol au‑dessus de Caracas, Venezuela pic.twitter.com/TRMXSoWi3k
— @clashreport (Twitter)
« Des tirs, des explosions et des hélicoptères se font entendre partout à Caracas, des personnes signalent avoir vu des frappes sur le complexe militaire Fuerte Tiuna et la base aérienne de La Carlota. Plusieurs personnes signalent des coupures d'électricité dans différents quartiers de la capitale. »
— Éditeur de l'AFP (reprise dans le fil d'actualité)
Selon le New York Times, le porte‑parole du Pentagone a renvoyé les questions sur les explosions vers la Maison Blanche ; en réponse, la Maison Blanche a refusé de commenter les rapports. Ces déclarations ne constituent pas pour l'instant une confirmation directe d'une opération planifiée ni de l'implication d'un pays précis — il s'agit d'ensembles de signalements et de témoignages qui nécessitent des vérifications supplémentaires.
Contexte : pourquoi c'est important
Ces derniers mois, Washington a renforcé la pression sur le régime de Nicolás Maduro : l'administration américaine a annoncé plusieurs séries de sanctions, a officiellement désigné en novembre 2025 Maduro et ses alliés comme membres d'une « organisation terroriste étrangère », et a rapporté des frappes contre des navires soupçonnés de transporter de la drogue. Des déclarations passées et récentes de responsables américains sur des opérations terrestres ou autres fournissent un cadre interprétatif qui peut amener à voir les événements nocturnes comme partie d'une campagne plus vaste.
Du point de vue de la sécurité internationale, des frappes dans la capitale et à proximité d'installations militaires clés peuvent agir comme un catalyseur d'une escalade diplomatique dans la région, renforcer la rhétorique des pays voisins et provoquer de nouvelles sanctions. Pour la population civile, la principale menace est l'escalade et la perturbation des services de base (électricité, transports), ainsi que le risque d'attaques accidentelles dans des zones densément peuplées.
Ce qui va suivre
Il est pour l'instant important de distinguer les faits confirmés des suppositions diffusées sur les réseaux sociaux. Nous attendons des déclarations officielles des gouvernements, des confirmations supplémentaires de la part des médias internationaux et des analyses de données satellitaires et aériennes. Si des éléments confirment une ingérence extérieure, cela modifiera les approches concernant le contrôle de l'information, la réponse de la communauté internationale et les calculs de sécurité dans la région caribéenne.
La question à poser aujourd'hui est la suivante : ces événements entraîneront‑ils une pression à court terme sur le régime, seront‑ils le début d'une escalade plus large — et comment les pays voisins et les institutions internationales y répondront‑ils ?
Sources : Associated Press, Reuters, The New York Times, AFP, contenus et vidéos publiés sur les réseaux sociaux.