Ce qui s’est passé
Des spécialistes militaires du bataillon Darknode de la 412e brigade Nemesis des forces des systèmes de drones ont intercepté un drone russe «shahed» équipé d’un système de missile sol‑air portatif (MANPADS), d’un radiomodem et d’une caméra. Le drone a été abattu — les militaires soulignent qu’il représentait une menace réelle pour l’aviation ukrainienne.
Pourquoi c’est important
La combinaison d’un MANPADS et d’un canal vidéo signifie que le tir peut être effectué à distance depuis le territoire russe avec une correction par guidage visuel. Cela augmente la précision d’emploi et donne à l’ennemi la possibilité d’attaquer des cibles à très basse altitude en réduisant la vulnérabilité de ses moyens.
«Les pilotes doivent tenir compte de la nouvelle menace et éviter d’approcher un “shahed” sur une trajectoire de face»
— Sergiy Beskrestnov (Flesh), militaire et spécialiste des technologies radio
Contexte et confirmations
Ce cas est corrélé avec des rapports antérieurs : le 28 novembre 2025, des données faisaient état de tentatives d’utilisation de «shaheds» contre des avions et des hélicoptères, et le 30 décembre le commandant en chef Syrskyi a annoncé une modernisation des drones et des attaques à très basse altitude. La présence d’un radiomodem et d’une caméra confirme la tendance à un emploi à distance et plus ciblé de ces moyens.
Actions menées et mesures à prendre
Une étude technique de l’appareil abattu et une analyse des tactiques d’utilisation sont en cours. Au vu des caractéristiques relevées, la liste des mesures prioritaires est la suivante : renforcer la guerre électronique, ajuster les routes aériennes et les procédures d’approche, et renforcer le renseignement et la surveillance de l’espace aérien à basse altitude.
Conséquences pour la sécurité et prévisions
Cet épisode n’est pas une vitrine isolée, mais un élément de l’évolution de la tactique de l’adversaire. Pour l’aviation, cela signifie un risque accru lors du croisement direct de la trajectoire de drones armés. Pour l’industrie de défense, c’est un besoin urgent de systèmes de défense antiaérienne (DCA) et de guerre électronique adaptés aux menaces de basse altitude.
La balle est désormais dans le camp de nos unités techniques et de nos partenaires : les conclusions opérationnelles doivent se traduire par des changements tactiques et un soutien matériel. Sans cela, les risques pour les aviateurs et le personnel technique aéronautique resteront élevés.