Ce qu’on sait
Le 4 janvier, le président Volodymyr Zelensky a mené des entretiens avec des candidats aux postes de chefs des administrations militaires régionales dans cinq régions : Vinnytsia, Dnipropetrovsk, Poltava, Ternopil et Chernivtsi. Selon le bureau du président, il a qualifié les échanges d’approfondis et a remercié tant ceux qui sont prêts à assumer des responsabilités que les responsables qui ont travaillé auparavant.
« Des nominations auront lieu prochainement : Vinnytsia, Dnipropetrovsk, Poltava, Ternopil et la région de Chernivtsi »
— Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, 4 janvier
Le président a promis d’annoncer les noms des nouveaux responsables après l’achèvement des procédures formelles de préparation des nominations. L’objectif principal est de renforcer l’autonomie locale, la résilience des communautés et la capacité des régions à protéger des vies et à aider ceux qui en ont besoin.
Contexte des nominations le même jour
Outre les entretiens concernant les administrations militaires régionales, plusieurs changements liés au système de sécurité et à la gestion administrative ont eu lieu ces jours-là : le 2 janvier, le président et le ministre ont discuté des questions relatives au Service des gardes-frontières de l’Ukraine (DPSU) ; il a été demandé de chercher des candidatures pour remplacer Serhiy Deineko ; le 4 janvier, ce dernier a été nommé conseiller du ministre de l’Intérieur. Le même jour, le président a proposé au chef du renseignement militaire, Kyrylo Budanov, de diriger l’Office du président — et celui-ci a accepté. En lieu et place de Budanov, le renseignement militaire sera temporairement dirigé par Oleg Ivashchenko, chef du Service de renseignement extérieur. Le 4 janvier également, le chef du DPSU a été démis de ses fonctions et un responsable par intérim a été nommé.
Pourquoi c’est important
Les nominations au niveau des administrations militaires régionales ne sont pas une simple rotation de postes : elles constituent un instrument qui influe sur la rapidité de la réaction aux menaces, la coordination des volets humanitaire et de défense, ainsi que sur la capacité des communautés à se rétablir après des frappes. Nommer de solides gestionnaires sur le terrain renforce la résilience du système dans son ensemble, ce qui a un impact direct sur la sécurité des personnes et sur la confiance des partenaires.
Le milieu d’experts relève que les remaniements simultanés au sein de l’Office du président et des structures de renseignement témoignent d’une volonté d’assurer une interaction opérationnelle entre le centre et les régions — et que les décisions en matière de personnel sont prises en tenant compte des nouveaux défis de sécurité.
Bref pronostic
Il faut s’attendre à des nominations officielles dans les semaines à venir. Elles montreront dans quelle mesure la résilience locale est prioritaire pour les autorités et dans quelle mesure les nouveaux chefs des administrations militaires régionales sauront rapidement établir une coopération avec les forces armées, les services de protection civile et les partenaires internationaux. Pour l’heure, la tâche clé consiste à traduire les intentions affichées en décisions concrètes sur le terrain : ressources, logistique et — surtout — aide réelle aux communautés.
« Merci à chacun de ceux qui sont prêts à assumer la responsabilité de la situation dans la région et à servir l’État et les personnes »
— Volodymyr Zelensky, président de l’Ukraine, 4 janvier