Cela change les règles du jeu. Alors que nous défendons notre indépendance et nous préparons pour l'hiver, un autre ennemi parcourt le pays — la contrefaçon, qui vole notre argent et mine la confiance dans le marché. Une nouvelle étude de Kantar Ukraine montre : en octobre la part des produits du tabac illégaux a bondi à 17,8 % — après 15,4 % en juillet.
L'essentiel n'est pas le chiffre en soi, mais la mécanique de la hausse : les analystes désignent comme cause principale l'augmentation marquée des contrefaçons avec des timbres d'accise falsifiés. Ce ne sont plus des cas isolés — c'est un problème systémique qui ronge les ressources de l'État.
Selon les estimations annuelles, le marché noir compte plus de 5,5 milliards de cigarettes, et les pertes pour le budget de l'État atteignent 26,5 milliards de hryvnias (UAH). Nominalement, l'indicateur moyen annuel pour 2025 est resté proche de celui de l'année précédente, mais le pic d'octobre est un signal inquiétant.
Où ça frappe le plus fort
En partie, le problème est localisé : six oblasts représentent près de 70 % du marché des cigarettes de l'ombre. Les parts les plus importantes sont : l'oblast de Dnipropetrovsk (25 %), celle d'Odessa (12 %), de Lviv (9 %), de Kharkiv (9 %), de Kyiv (avec la ville de Kyiv) (8 %) et de Khmelnytskyï (6 %).
Autre point important — 65 % des produits illégaux parviennent au consommateur via des kiosques et des magasins. Cela signifie : la contrefaçon vit là où nous achetons nos biens quotidiens.
Pourquoi c'est une menace
26,5 milliards de hryvnias n'est pas une somme abstraite. Ce sont des hôpitaux, des réparations de routes, des prestations sociales. Les analystes occidentaux et des initiés des administrations fiscales avertissent : sans contrôle renforcé et coordination, la lutte contre la contrefaçon perdra de son élan.
"Chaque timbre falsifié est un coup direct porté aux écoles, aux hôpitaux et à notre armée. La contrefaçon sape notre économie et notre sécurité."
– Les analystes de Kantar Ukraine
Sur les réseaux, on discute déjà des photos de timbres falsifiés et des schémas utilisés par les fournisseurs. Le signal social est évident : les gens remarquent le problème et exigent une réaction.
Ce qui suit et pourquoi c'est un moment historique
C'est la rencontre décisive de la réalité avec les conséquences de l'inaction. Les analystes occidentaux appellent à des mesures coordonnées : contrôles renforcés, mécanismes numériques de traçabilité des accises, coopération plus étroite entre les douanes et la police. Des initiés disent que les réseaux de contrebandiers s'adaptent rapidement — il faut agir plus vite.
Pour nous, c'est aussi un signal adressé à Moscou : quand l'ennemi veut saper l'Ukraine non seulement par les canons, mais aussi par des timbres falsifiés, la réponse doit être globale et résolue. La société, les entreprises et l'État peuvent et doivent s'unir.
C'est un moment de choix. Nous pouvons laisser le marché parallèle devenir une force systémique — ou reprendre le contrôle et rendre ces ressources au peuple. Alors que le monde regarde, nous devons transformer ces données de Kantar en plan d'action et en victoire des véritables intérêts ukrainiens.