Ce qui s'est passé
Les services énergétiques ont annoncé avoir rétabli l'alimentation électrique de tous les sites de la infrastructure critique de Kyiv après l'attaque combinée russe du 20 janvier. Toutefois, cela ne signifie pas un retour à la vie d'avant la crise : des coupures d'urgence se poursuivent et les calendriers habituels de répartition de l'électricité ne fonctionnent pour l'instant pas.
«En raison des destructions causées par l'ennemi sur des installations de production de la capitale, la situation reste la plus difficile dans certaines parties des districts de Dniprovskiy et de Desniansky»
— DTEK, service de presse
Situation à 15h00, le 21 janvier
Selon la société, à 15h00 le 21 janvier environ 44 000 foyers à Kyiv sont toujours privés d'électricité. Le président Volodymyr Zelensky, lors d'une réunion en visioconférence, a indiqué que quelque 4 000 bâtiments en ville sont sans chauffage par des températures négatives, et que près de 60 % des consommateurs seraient privés d'électricité (selon son estimation).
Parallèlement, une situation difficile en matière d'approvisionnement énergétique est constatée dans d'autres régions : les oblasts de Kharkiv, Tchernihiv, Soumy et Dnipropetrovsk subissent également les conséquences des frappes contre le système énergétique.
Contexte social et logistique
Le maire de Kyiv, Vitali Klitschko, a déclaré qu'après les frappes massives contre les infrastructures critiques, «des centaines de milliers» de personnes auraient quitté la ville ; cette affirmation souligne deux aspects — l'ampleur du choc et la rapidité de la réaction des ménages face à la menace. En décembre et en janvier, la capitale a connu plusieurs vagues d'attaques similaires, ce qui alourdit les travaux de réhabilitation et met sous pression la logistique de livraison de carburant, de denrées alimentaires et d'aide médicale.
Pourquoi c'est important
Les attaques contre le secteur énergétique en période froide mettent en danger non seulement le confort des citoyens : sans alimentation stable, le fonctionnement des hôpitaux, des systèmes de chauffage, de l'approvisionnement en eau et des pompes communales est compromis. C'est pourquoi les priorités de rétablissement — la production, les sous-stations et les points de chauffage — déterminent la rapidité avec laquelle la ville pourra revenir à un fonctionnement normal.
Ce qui est fait et à quoi s'attendre
Les équipes d'intervention poursuivent les travaux de rétablissement ; la priorité est donnée aux infrastructures ayant la plus grande importance sociale. Les analystes du secteur énergétique soulignent que même après la remise en service des sites critiques, des séries locales de coupures restent possibles jusqu'à la réparation complète des réseaux et de la production. L'aide des partenaires, les sources d'alimentation de secours et la coordination des services municipaux demeurent des facteurs décisifs.
La question posée aux autorités municipales et nationales et aux partenaires est simple : disposeront-ils des ressources suffisantes pour stabiliser l'approvisionnement dans les prochains jours et protéger les couches de population les plus vulnérables ? De la réponse dépendra la rapidité avec laquelle Kyiv surmontera cette vague d'attaques sans pertes sociales critiques.
«Pour l'instant l'attention est portée sur la remise en état des installations clés ; l'étape suivante sera le retour de l'électricité dans les foyers et la stabilisation de la fourniture de chaleur»
— représentant des brigades d'urgence de l'énergie (formulation générale)
En bref : l'infrastructure critique a été rétablie — c'est une victoire importante pour les ingénieurs et les techniciens. Cependant des dizaines de milliers de ménages sont encore sans électricité ni chauffage, et le rétablissement du niveau de vie domestique demandera du temps, des ressources et une coordination claire.