La justice a ordonné la destruction de plus de 766 kg de café Lavazza contrefait — six véhicules remis aux besoins des Forces armées ukrainiennes

Le tribunal a clos l'affaire de la production clandestine et de la vente en masse de café frelaté dans la région de Kiev. La décision a des conséquences concrètes — de la destruction des produits à la remise de véhicules à l'armée — mais soulève des questions quant à l'efficacité des contrôles.

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Ce qu'a décidé le tribunal

Le tribunal a reconnu coupables les participants d'un réseau organisé de production clandestine et de commercialisation de café contrefait présenté comme des marques mondiales. Outre des peines avec sursis, il a été ordonné la confiscation et la destruction de centaines de kilogrammes de produits contrefaits. Selon le registre, au moins 766,25 kg de café de la marque Lavazza ont été saisis (sans compter les marchandises dont le poids n'était pas indiqué).

Comment fonctionnait le système

Selon le Bureau de la sécurité économique de l'Ukraine (BEE), l'opération se déroulait dans des entrepôts de la région de Kyiv : équipement de conditionnement, imprimerie, transport et commerce en ligne — tout cela permettait de faire passer la contrefaçon pour l'original et de la vendre en gros et au détail via des plateformes en ligne, des points de vente et des marchés. Parmi les produits contrefaits figuraient notamment ORO, Lavazza Crema e Gusto et Dallmayr Ethiopia.

« Du matériel, des produits finis, des véhicules, des liquidités et des documents ont été saisis. Une partie des biens a été restituée, ce qui a permis la reprise de l'activité illégale »

— Bureau de la sécurité économique de l'Ukraine (d'après le registre judiciaire)

Conséquences pour les consommateurs et le marché

Le café contrefait n'est pas seulement une question de marques. C'est une question de sécurité et d'économie : additifs inconnus, absence de contrôle qualité, fraude fiscale. Les pertes économiques causées par de tels dispositifs — tant pour les producteurs que pour l'État — se chiffrent en millions de hryvnias.

Remise des voitures à l'armée : symbolique et pratique

Sur décision du tribunal, six véhicules saisis d'une valeur approximative d'environ 4 millions de hryvnias ont été remis aux besoins des forces armées ukrainiennes (ЗСУ). Auparavant, dans le cadre de l'enquête, 11 voitures de prestige avaient été saisies en juillet. La remise du matériel est un résultat concret, mais elle ne résout pas le problème des sources de financement des réseaux criminels.

Pourquoi c'est important et à quoi s'attendre

Cette affaire offre plusieurs enseignements clés : premièrement, la demande d'alternatives bon marché crée un marché pour la contrefaçon ; deuxièmement, un contrôle insuffisant sur la saisie et la gestion des biens saisis peut permettre aux criminels de reprendre leurs activités ; troisièmement, le résultat du tribunal montre qu'une partie des actifs peut devenir une ressource pour l'État si les décisions sont exécutées rapidement.

Bref pronostic

Attendez-vous à un renforcement des contrôles sur les chaînes logistiques et à une attention accrue portée au commerce électronique comme canal de diffusion des contrefaçons. Pour le consommateur, cela signifie : choisir des sources fiables, vérifier l'étiquetage et les reçus. Pour l'État — consolider des pratiques de saisie rapide et de gestion des actifs afin que de telles enquêtes ne se transforment pas en problème récurrent.

Contexte : auparavant, le BEE avait également interrompu l'activité d'ateliers clandestins de production alimentaire et de contrefaçons textiles ; les analystes du marché appellent à combiner les poursuites pénales avec des confiscations plus rapides et une redistribution transparente des biens à des fins sociales.

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