En bref
Laissons de côté les émotions et analysons les faits. D'après le Service national des statistiques, les prix à la consommation en Ukraine ont augmenté de 1,0 % en février 2026 par rapport à janvier, et de 7,6 % en glissement annuel (en janvier, ils étaient à 7,4 %). C'est le premier mois de hausse de l'inflation annuelle après une période de huit mois de ralentissement, qui avait commencé après le pic de mai 2025 (15,9 %).
« Les prix à la consommation en Ukraine ont augmenté de 1,0 % en février 2026 par rapport à janvier, et de 7,6 % en glissement annuel, par rapport à février 2025. »
— Service national des statistiques
Détails — ce qui a augmenté
Sur un mois, l'inflation sous-jacente (hors variations saisonnières et administratives) s'est élevée à 0,7 %, et sur un an à 7,0 %. Les changements les plus marqués : légumes +13,0 %, tandis que les vêtements et chaussures -2,7 % ont baissé. Ces écarts montrent que la pression principale provient actuellement du segment alimentaire, sensible à la saisonnalité et aux récoltes.
Pourquoi c'est arrivé
Les explications combinent plusieurs facteurs : la prise en compte partielle des effets de la récolte 2025 (qui devrait contenir les prix), mais simultanément une pression due aux destructions massives dans le secteur énergétique, qui affectent à la fois les mécanismes de formation des prix du marché et administratifs. De plus, l'effet de base faible pourrait entraîner un modeste accélération au second semestre.
« La Banque nationale estime que l'inflation restera à peu près au même niveau d'ici la fin de l'année. »
— Banque nationale d'Ukraine
Conséquences pour les ménages et la politique
Ce que cela signifie pour les ménages : la hausse des prix des denrées alimentaires, en particulier des légumes saisonniers, pèsera sur les budgets les plus vulnérables. Pour les entreprises, c'est un signal de la nécessité de contrôler les coûts et de faire preuve de flexibilité dans les chaînes d'approvisionnement. Pour les politiques publiques, l'enjeu principal est de concilier la prudence monétaire de la Banque nationale avec la remise en état rapide des infrastructures énergétiques et le soutien au secteur agricole afin de réduire la volatilité des prix.
Conclusion rapide
La légère accélération de l'inflation en février n'est pas une raison de paniquer, mais un indicateur que la stabilité économique dépend de deux éléments : la résilience du système énergétique et la concrétisation des effets des récoltes. Les analystes et les régulateurs s'accordent à dire que le contrôle de l'inflation est possible, mais qu'il nécessite une combinaison de politique monétaire mesurée et d'un redressement accéléré des infrastructures. Réussir à maintenir l'inflation autour des niveaux actuels reste une question de politique et de rapidité dans la restauration des secteurs critiques.