Ce qui s'est passé
L'Ukraine recevra prochainement une subvention de 690,8 millions de dollars via la Banque mondiale dans le cadre du mécanisme Extraordinary Revenue Acceleration for Ukraine (ERA) du G7. Les fonds proviennent des revenus tirés des actifs russes gelés et sont attribués sous forme de subvention, a indiqué le Ministère des Finances.
«Les fonds font partie du mécanisme ERA du G7 d'un montant de 50 milliards de dollars. Il s'agit du dernier versement du Canada dans le cadre de cet instrument et du premier du Japon.»
— Ministère des Finances de l'Ukraine
Détails du versement
La somme de 690,8 millions de dollars se compose de contributions de donateurs et de fonds ciblés. Répartition par source :
- Japon — 544 millions de dollars
- Canada — 146 millions de dollars (dernier versement dans le cadre de l'instrument)
- PEACE in Ukraine (fonds ciblé) — 0,8 million de dollars
La subvention a été formalisée via la Banque mondiale ; du côté ukrainien, le signataire était le ministre des Finances Сергій Марченко, et du côté de la Banque mondiale — le directeur régional pour les pays d'Europe de l'Est Боб Сом. À la cérémonie étaient également présents l'ambassadeur du Japon Масабі Накагоме et la cheffe adjointe de mission de l'ambassade du Canada Крістіан Руа.
Pourquoi c'est important
Il ne s'agit pas seulement d'un transfert d'argent. Premièrement, il s'agit d'une subvention — c'est‑à‑dire de fonds non remboursables, ce qui réduit la pression sur la dette publique et les déficits budgétaires. Deuxièmement, le mécanisme ERA utilise les revenus issus d'actifs gelés — une manière de transformer des ressources saisies en aide concrète pour l'Ukraine.
Outre l'effet financier, la composante politique est importante : la participation du Japon et l'achèvement de la contribution canadienne montrent que les partenaires continuent de mettre en œuvre les engagements communs du G7. Le canalement des fonds via la Banque mondiale renforce la transparence et le contrôle des dépenses — des facteurs cruciaux pour la confiance des donateurs et l'utilisation efficace des ressources pour la défense et la reconstruction.
Contexte et risques
Les pays du G7 ont déjà convenu d'un mécanisme d'environ 50 milliards de dollars ; parmi les engagements annoncés figurent : l'UE (18,1 milliards de dollars), les États-Unis (20 milliards de dollars), le Canada (5 milliards de dollars canadiens ≈ 3,6 milliards de dollars), le Royaume‑Uni (2,26 milliards de livres sterling ≈ 3 milliards de dollars), le Japon (471,9 milliards de yens ≈ 3 milliards de dollars). Ces montants ne sont pas que des chiffres sur papier : ils déterminent la capacité de l'Ukraine à planifier son budget, protéger les infrastructures et préparer la reconstruction.
Cependant, des risques importants subsistent — respect des conditions des tranches, retards temporaires et évolutions politiques dans les pays donateurs. Les analystes soulignent que les déclarations doivent se traduire par des paiements effectifs et un financement contractuel.
Qui a signé et la suite
L'accord de subvention a été signé pour l'Ukraine par le ministre des Finances Сергій Марченко ; pour la Banque mondiale, par le directeur régional Боб Сом. L'étape suivante consiste en la transmission effective des fonds et leur affectation conformément aux projets et procédures de la Banque mondiale.
En résumé : il s'agit d'une étape importante pour la résilience financière de l'Ukraine — mais l'impact dépendra de la rapidité et de la transparence avec lesquelles ces fonds seront utilisés pour la sécurité et la reconstruction. La question de savoir si les partenaires transformeront leurs engagements en un soutien durable mérite une attention particulière.