Ce qui s'est passé
Le 22 janvier à 22h50, les forces russes ont frappé le secteur privé du village de Tcherkasske, dans le raïon de Kramatorsk de l'oblast de Donetsk, à l'aide de drones « Gheran‑2 ». Selon le bureau du procureur régional de Donetsk, quatre personnes ont été tuées lors des impacts — parmi elles un garçon de cinq ans et son père, âgé de 32 ans ; deux autres voisins ont également péri.
« Suite à l'attaque russe menée par des drones contre des habitations à Tcherkasske, quatre personnes ont été tuées, dont un enfant ; cinq personnes ont été blessées, dont trois enfants. »
— Bureau du procureur régional de Donetsk
Ont été blessées la mère du garçon tué et trois fillettes âgées de 12, 14 et 16 ans, ainsi qu'une résidente locale de 34 ans. Les médecins ont diagnostiqué des traumatismes liés à l'explosion, des brûlures et des contusions ; l'état des blessés varie de grave à moyen. La frappe a détruit deux maisons d'habitation.
Vague d'attaques le même jour
Le même jour, les Russes ont également attaqué d'autres régions : dans la région de Kharkiv (Kozacha Lopan et Russka Lozova), deux volontaires ont été tués ; à Dnipro, des drones ont endommagé un immeuble et blessé des personnes ; à Kryvyi Rih, des frappes balistiques ont fait 13 blessés, dont quatre enfants. Cette série de frappes illustre la diversité des menaces pesant sur la population civile.
Pourquoi c'est important
Une frappe sur le secteur privé n'est pas seulement une tragédie humanitaire : c'est aussi révélateur d'une tactique qui utilise des moyens d'attaque aériens mobiles pour viser les infrastructures civiles. La prolifération des drones d'attaque et leur combinaison avec des frappes balistiques accroissent les risques là où font défaut des moyens de défense antiaérienne efficaces ou des abris adéquats.
Les experts et les défenseurs des droits notent : sans renforcement rapide de la défense aérienne, sans amélioration des systèmes d'alerte et du soutien aux services locaux d'urgence, le nombre de victimes et les destructions pourraient augmenter.
Que faire ensuite
Les conclusions pratiques sont évidentes : déployer rapidement des systèmes mobiles de défense antiaérienne pour protéger les communautés, former les services locaux de protection civile, ainsi que prioriser l'aide humanitaire et médicale aux victimes. Ce n'est pas de la rhétorique — c'est une question de sécurité pour chaque communauté.
La question se pose maintenant aux partenaires : leurs déclarations se traduiront-elles par des livraisons rapides d'équipements et un soutien technique suffisants pour réduire les risques ? La réponse à cette question déterminera si nous pourrons diminuer le nombre de tragédies similaires à l'avenir.