Opération "Carthage" : la SAP et le NABU soupçonnent un officier du Bureau du Procureur général de protection pour les centres d'appels

Selon l'enquête, le chef d'une division du Bureau du procureur général a organisé un système de protection de centres d'appels frauduleux et a blanchi plus de 30 millions de hryvnias par l'intermédiaire de l'immobilier et de prête-noms.

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Приміщення НАБУ (Фото: Національне антикорупційне бюро)

Le SAP et le NABU ont annoncé la découverte d'une organisation criminelle, qui selon l'enquête, a été créée à la mi-2025 par l'un des chefs d'une division structurelle du Bureau du procureur général. Selon l'enquête, le schéma impliquait des employés du parquet et des personnes qui leur sont proches — au total, cinq personnes sont actuellement soupçonnées.

Ce qui est reproché

Il s'agit de deux épisodes. Le premier concerne la réception systématique de pots-de-vin en échange d'une non-ingérence dans le fonctionnement des centres d'appels qui, selon l'enquête, arnaquent massivement les citoyens ukrainiens et étrangers. Le second porte sur le blanchiment des fonds obtenus par l'achat de biens immobiliers, de bijoux et autres biens.

L'enquête évalue les actifs blanchis à plus de 30 millions de hryvnias : plus de 20 millions de hryvnias ont été utilisés pour des biens et des bijoux, et plus de 10 millions de hryvnias se sont retrouvés sur les comptes de proches présentés comme des revenus d'activités commerciales.

Schéma de rétrocession

Séparément, l'enquête a établi que l'organisateur aurait aussi blanchis des actifs acquis antérieurement — en réenregistrant les biens immobiliers au nom de tiers pour masquer le véritable propriétaire. Parmi ces biens figurent des objets dans un complexe d'appartements près des Carpates d'une valeur marchande minimale supérieure à 12 millions de hryvnias.

Si la version de l'enquête s'avère exacte, ce schéma démontre non pas un cas isolé de corruption, mais un système bien structuré : un fonctionnaire d'une structure chargée de combattre la criminalité organisée aurait organisé sa protection — et disposait d'un mécanisme bien huilé de blanchiment de revenus par l'intermédiaire de prête-noms et de biens immobiliers.

Qualification et statut de l'affaire

Les cinq mis en cause ont été informés de soupçons en vertu des articles 255 (création d'une organisation criminelle) et 209 (blanchiment de biens obtenus par des actes criminels) du Code pénal. L'enquête du SAP et du NABU se poursuit, et les détails concernant les rôles spécifiques de chacun des suspects ne sont pas encore révélés.

Tous les mis en cause sont présumés innocents jusqu'à ce que leur culpabilité soit établie en justice.

La question principale qui reste ouverte est de savoir s'il s'agit d'une division isolée ou d'une partie d'un réseau plus large de protection des centres d'appels dans d'autres régions — la réponse viendra des documents supplémentaires de l'enquête.

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