Ce qui s'est passé
Selon l'enquête de Слідство.Інфо, le chef du service de lutte contre la cybercriminalité dans la région de Tchernihiv, Oleksandr Bahola, a hérité d'un Porsche Cayenne 2022 d'une valeur de près de 4 млн грн de sa mère âgée de 75 ans. Bahola a déclaré à une journaliste que ses revenus permettaient «pas pour un Porsche, mais pour une dizaine».
«Ma mère faisait des affaires et disposait de suffisamment de fonds — pas pour une Porsche, mais pour une dizaine.»
— Oleksandr Bahola, chef du service de lutte contre la cybercriminalité (région de Tchernihiv)
Détails et principales incohérences
Résumé des faits confirmés :
- L'information sur le transfert du Porsche figure dans l'enquête de Слідство.Інфо.
- Dans les registres publics (YouControl, registre électronique НАЗК) il n'y a pas de données sur des sociétés ou des entrepreneurs individuels (ФОП) liés à Halyna Bahola qui expliqueraient de telles richesses.
- Bahola travaille à la cyberpolice depuis 2023 ; en 2025 il a pris la tête du service de lutte contre la cybercriminalité dans la région de Kherson (auparavant — inspecteur principal et assistant du député Ruslan Bohdan).
- Dans la déclaration de 2024, un salaire déclaré de plus de 670 000 грн, une voiture Volkswagen ID. UNYX MAX (2024) — près de 1,5 млн грн, une moto Harley‑Davidson Heritage 2013 — plus de 670 000 грн.
- Dans la déclaration de 2023, la moto avait d'abord été indiquée pour 50 000 грн, puis le montant a été corrigé à 675 950 грн.
- En juin 2025, Bahola est devenu propriétaire d'un appartement à Oujhorod d'une surface de 85,6 m² d'une valeur de près de 1,3 млн грн.
Pourquoi c'est important
La cyberpolice est l'un des organes clés chargés de la sécurité numérique des citoyens et des infrastructures. Lorsqu'un responsable de ce service apparaît dans des avoirs qui ne correspondent pas aux sources de revenus publiques de ses proches, cela soulève non seulement des questions d'éthique, mais aussi des risques d'abus et d'une atteinte à la confiance envers l'institution.
Contexte supplémentaire : des enquêtes médiatiques (Bihus.Info, Слідство.Інфо) ont déjà mis en lumière des cas d'acquisition de biens coûteux par des proches d'employés de la cyberpolice. Des journalistes et des experts, notamment LIGA.net, ont également soulevé des questions de risques techniques liés au traitement des données sur les serveurs d'entreprises étrangères. Pris ensemble, ces éléments renforcent la nécessité de contrôles transparents.
Explications possibles (sans conclusions hâtives)
Ce qui peut expliquer la situation :
- Source réelle : la mère aurait effectivement eu des revenus provenant de l'immobilier ou d'autres activités commerciales, qui ne sont pas visibles dans une recherche simple des registres.
- Cadeau ou héritage de tiers, vente d'actifs de la mère avec une documentation officielle à vérifier.
- Erreurs dans les déclarations qui nécessiteront des corrections et des explications.
- Le scénario le plus inquiétant — des sources de revenu dissimulées ou illégales, qui exigent l'attention des organismes anticorruption.
Ce qui doit se passer ensuite
Ensemble d'étapes logiques pour rétablir la confiance :
- Le НАЗК et les autorités compétentes doivent vérifier l'origine des biens et la conformité des déclarations.
- La police doit lancer une enquête interne et fournir des explications publiques sur la procédure d'acquisition et de transfert du véhicule.
- Les enquêtes journalistiques et l'analyse de la société civile restent cruciales — le contrôle public pousse les institutions à agir.
En résumé : l'affaire Bahola n'est pas qu'une histoire d'une voiture de luxe. C'est un test de transparence et de responsabilité des structures chargées de la sécurité numérique du pays. À présent, c'est aux organismes de contrôle de répondre : les explications sur les sources des fonds et l'exhaustivité des déclarations doivent être publiques et convaincantes.