Comment les nouvelles unités du Service national des situations d'urgence (DSNS) — cordistes, plongeurs et spécialistes de l'énergie — protègent les infrastructures critiques de l'Ukraine

En un an et demi, le système de protection civile du ministère de l'Intérieur et du Service national des situations d'urgence s'est rétabli : 1 550 spécialistes des interventions en hauteur, des instructeurs français pour les plongeurs, des brigades et hubs énergétiques — ce que cela apporte aux villes, aux hôpitaux et au chauffage des foyers pendant les bombardements.

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Ігор Клименко (Фото: International Summit of Cities and Regions)

Des spécialistes discrets qui travaillent là où les caméras ne voient pas

Au cours des dix-huit derniers mois, plusieurs nouvelles unités spécialisées sont apparues dans le système de protection civile sous la direction du ministère de l'Intérieur et du Service national des situations d'urgence (DSNS) — et il ne s'agit pas de déclarations, mais de capacités concrètes déjà opérationnelles en situation de crise. Désormais, l'arsenal des sauveteurs comprend des cordistes qui atténuent les conséquences des frappes jusqu'à 60 mètres, des plongeurs spécialisés formés par des instructeurs français, et des équipes énergétiques qui maintiennent les infrastructures énergétiques en état de marche.

Ce qui a été créé et où cela opère

Le ministre de l'Intérieur Ihor Klymenko a indiqué qu'environ 1 550 cordistes ont été formés — des spécialistes qui n'existaient pas auparavant dans le système. Des unités d'ingénierie ont été créées, la brigade spéciale «Delta», qui peut être déployée «dans n'importe quel point dangereux», ainsi que des unités énergétiques équipées de matériel spécialisé et de robots. Le ministère de l'Intérieur a déployé des hubs techniques dans les oblasts d'Odessa, de Kiev, de Poltava et dans la région occidentale pour une intervention rapide.

"Nous avons 1 550 cordistes. Ils n'existaient pas chez nous. Ce sont ces spécialistes qui ont travaillé tout l'hiver dernier, et surtout cet hiver, en hauteur de 20 à 60 mètres. Malheureusement, nous en avons perdu deux..."

— Ihor Klymenko, ministre de l'Intérieur

Pourquoi c'est crucial pour la sécurité et la vie des personnes

Ces unités sont la réponse à un problème systémique : la protection civile avait été pratiquement détruite, et sa restauration est en cours. L'effet concret est déjà visible : en janvier 2026, des plongeurs ont réparé une brèche dans une conduite d'une centrale thermique à Kiev ; des équipes énergétiques ont chauffé des conduites d'eau et maintenu en fonctionnement des turbines pour éviter le gel des réseaux et la perte d'approvisionnement en chaleur.

"Certaines centrales thermiques tenaient, notamment grâce à ces plongeurs, qui opéraient en réalité dans une zone de risque énorme pour leur vie... Il n'existe plus ailleurs en Ukraine de tels spécialistes"

— Ihor Klymenko, ministre de l'Intérieur

La puissance en chiffres et résultats concrets

Les sauveteurs disposent de générateurs d'une puissance totale de 225 MW, ce qui a permis de soutenir 18 sous-stations de transformation alimentant plus de 100 immeubles à Kiev, trois hôpitaux et d'autres installations essentielles. C'est une contribution concrète à la sécurité et au fonctionnement des infrastructures critiques pendant les attaques.

Risques et pertes humaines

Parallèlement au renforcement technique subsiste la menace : les sauveteurs ont à plusieurs reprises été pris pour cibles par des tirs. En l'espace de trois mois, l'ennemi a frappé les sauveteurs ukrainiens plus de 60 fois ; de nouvelles attaques ont eu lieu en novembre 2025. En septembre de l'an passé, 107 sauveteurs et employés du DSNS avaient été tués en Ukraine — rappel du prix payé par ceux qui travaillent dans les moments les plus dangereux.

Et ensuite — points d'attention

La restauration de la protection civile n'est pas une image émotionnelle, mais un ensemble d'équipements, d'entraînements et de logistique qui fournit une protection tangible aux villes et aux hôpitaux. Il est maintenant important que ces unités bénéficient d'un financement stable, d'équipements modernes et d'un soutien international pour amplifier leur effet. Les analystes soulignent : investir dans de tels systèmes est le moyen le moins visible, mais le plus efficace pour protéger des vies en temps de guerre hybride.

Question au lecteur : le pays est-il prêt à transformer ces succès temporaires en un système de protection permanent — et que faut-il faire en priorité ?

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