Essentiel de l’affaire
Le 2 janvier 2026, une conduite du chauffage central a cédé sur l’avenue Lobanovskoho à Kyiv, provoquant l’effondrement de l’asphalte sur le trottoir et l’apparition d’un trou rempli d’eau chaude. Une adolescente de 16 ans est tombée dans ce trou et a subi des brûlures qui, selon le parquet, couvrent 73 % du corps. La victime, plongée dans un coma médicamenteux, a été transportée pour soins en Allemagne, rapporte УНН en citant le parquet municipal de Kyiv.
Position du parquet
Le parquet municipal de Kyiv a mis en cause le responsable du service de district de l’entreprise municipale «Київтеплокомуненерго». Il est accusé d’avoir violé les règles de sécurité lors de l’exécution de travaux présentant un danger accru, en vertu de la partie 2 de l’article 272 du Code pénal ukrainien.
"Au responsable du service de district de l’entreprise municipale 'Київтеплокомуненерго' a été notifiée une mise en cause pour violation des règles de sécurité lors de l’exécution de travaux présentant un danger accru, ce qui a entraîné des conséquences graves"
— Le parquet municipal de Kyiv
Selon l’enquête, le mis en cause dirigeait les travaux d’intervention, mais n’a pas organisé en temps utile la protection de l’ensemble de la zone dangereuse et n’a pas assuré les moyens de sécurité nécessaires — barrières, panneaux et, si besoin, un éclairage d’urgence.
"Le non-respect des règles de sécurité lors de travaux présentant un danger accru est en lien de causalité direct avec la survenance de conséquences graves pour la victime mineure. Le mis en cause a été arrêté conformément à l’article 208 du Code de procédure pénale de l’Ukraine. Une requête a été adressée au tribunal en vue de lui imposer une mesure de contrainte sous la forme de détention provisoire"
— Le parquet municipal de Kyiv
Sécurité sur le lieu de l’accident — qui est responsable ?
Les normes auxquelles se réfèrent les autorités exigent un balisage et une protection fiables du lieu de l’accident ainsi qu’une signalisation afin d’empêcher l’accès des tiers. En l’espèce, le parquet relève un lien de causalité direct entre les manquements dans l’organisation des travaux et les conséquences graves subies par la victime.
Cet incident ne se résume pas à une erreur isolée — il constitue un signal sur les standards des travaux d’intervention et de réparation en ville et sur les mécanismes de contrôle de leur respect. Des experts en infrastructures et des organisations de défense des droits ont à plusieurs reprises souligné la nécessité d’un contrôle plus strict et d’une plus grande transparence lors des interventions d’urgence dans les zones densément peuplées.
Conséquences et perspective juridique
Les faits sont qualifiés en vertu de la partie 2 de l’article 272 du Code pénal ukrainien — la sanction prévue par cet article peut aller jusqu’à 8 ans d’emprisonnement. L’enquête préliminaire se poursuit : les enquêteurs établissent l’existence d’autres personnes dont les actes ou l’inaction auraient pu contribuer aux blessures de la jeune fille. Parallèlement, l’affaire pose aux autorités une question pratique : comment minimiser les risques pour les citoyens lors de la remise en état après des situations d’accident.
Il revient désormais aux autorités de contrôle et à la direction de l’entreprise municipale d’agir : les déclarations de responsabilité doivent se traduire par des changements concrets dans les pratiques de sécurité. Cet incident suffira-t-il à accélérer les réformes dans le domaine des interventions d’urgence en milieu urbain — la réponse dépend des responsables et du contrôle public.