Ce qui s'est passé
Selon le South China Morning Post, la société chinoise UBTech fournira des robots humanoïdes Walker S2 pour les lignes de production d'Airbus. Ces mêmes robots ont déjà été testés dans les usines de Texas Instruments aux États-Unis et sont également utilisés chez BYD et Foxconn.
« La chinoise UBTech fournira des robots humanoïdes Walker S2 pour la production d'Airbus. »
— South China Morning Post (SCMP)
Ce qui distingue le Walker S2
Le Walker S2 est un robot humanoïde doté de bras, d'une caméra et de l'intelligence artificielle. Ses principales caractéristiques : une capacité de charge allant jusqu'à 15 kg, la reconnaissance d'objets et un système de remplacement automatique de la batterie, ce qui lui permet de fonctionner sans arrêts prolongés. Ces capacités le rendent adapté aux tâches nécessitant la flexibilité d'une main humaine et une longue continuité de fonctionnement dans la production et les entrepôts.
Échelle et marché
À la fin de 2025, UBTech avait produit environ 1 000 de ces robots. L'entreprise prévoit de mettre sur le marché en 2026 des dizaines de milliers d'appareils ; l'année dernière elle a reçu des commandes d'environ 1,4 milliard de yuans (plus de 200 millions de dollars). UBTech, fondée en 2012 à Shenzhen, est devenue en 2023 la première start-up chinoise en robotique à entrer en bourse à Hong Kong — après l'annonce du contrat avec Airbus, ses actions ont bondi de près de 7%.
Pourquoi c'est important
Premièrement, c'est la confirmation d'une tendance : les industries de l'aéronautique et des équipements de haute précision intègrent de plus en plus l'automatisation humanoïde, capable d'exécuter des tâches là où les systèmes robotiques stationnaires traditionnels sont moins efficaces.
Deuxièmement, l'apparition de telles solutions dans les chaînes d'approvisionnement de grandes entreprises occidentales pose des questions de certification, de cybersécurité et de contrôle des composants — en particulier dans des secteurs aux exigences élevées de fiabilité et de sécurité, comme l'aéronautique.
Ce que cela signifie pour l'Ukraine
Cet accord n'est pas seulement une nouvelle économique. Pour l'Ukraine, c'est un signal à plusieurs niveaux : la concurrence pour les contrats industriels et les flux de travail va augmenter, d'où la nécessité de investissements en robotique, de normes de sécurité et de formation du personnel. Il est aussi important de surveiller la manière dont les composants et les logiciels sont intégrés dans ces solutions afin de minimiser les risques de dépendance à un fournisseur unique dans les secteurs critiques.
Bref résumé
En recourant au Walker S2, Airbus teste un modèle de production où les robots humanoïdes complètent le travail humain là où la flexibilité et la continuité sont nécessaires. C'est à la fois une opportunité économique et un défi technologique — pour les usines européennes, pour les marchés, et pour l'Ukraine, qui doit choisir entre l'importation de solutions prêtes à l'emploi et le développement de ses propres technologies et normes.
Source : South China Morning Post ; données sur les tests — rapports d'utilisation en production chez Texas Instruments, BYD et Foxconn, ainsi que des communiqués de presse d'UBTech.