En bref
L'administration d'État de l'oblast de Kyiv (KODA) a annoncé l'intensification des travaux de déminage dans les forêts des communautés d'Ivankiv et de Makariv. Selon l'administration, plus de 82 000 hectares de territoires forestiers pourraient rester contaminés par des engins explosifs après les combats de 2022. Les priorités seront les zones situées à proximité des localités et des espaces récréatifs — les lieux où la sécurité des personnes et la reprise de la vie quotidienne sont les plus importantes.
Organisation des travaux : qui est responsable de quoi
Pour coordonner le déminage, la KODA met en place un groupe de travail spécial associant le Service national des situations d'urgence (ДСНС), les forestiers, les militaires et des représentants des collectivités locales. Ce format interministériel permet de combiner ressources techniques, connaissances locales et logistique — des éléments essentiels pour mener les opérations de façon sûre et rapide.
"Notre priorité est la sécurité des personnes. Les travaux se concentreront à proximité des lieux habités et des zones de loisirs, où les risques sont les plus élevés."
— Administration d'État de l'oblast de Kyiv (KODA)
Où les travaux ont déjà lieu et qui finance
Exemple de coopération effective — la communauté d'Irpin, où se poursuit un déminage humanitaire dans le cadre de l'initiative «Крок за кроком» («Pas à pas»), lancée l'année dernière. Grâce aux contributions du partenaire Help Ukraine Now et des donateurs de la plateforme, le nettoyage a pu être financé : à ce jour, les travaux couvrent environ 33 hectares du massif forestier d'Irpin.
Pourquoi c'est important pour les habitants et pour l'État
Le déminage ne se résume pas à de la technique et des heures de travail : il s'agit de permettre un retour sécurisé à la vie normale, de rétablir l'accès aux forêts pour les populations locales, de relancer les activités de loisirs et, partiellement, l'activité économique. Une coordination systémique et un financement permettent de transformer des déclarations en hectares concrets débarrassés de tout danger.
Ce à quoi il faut prêter attention ensuite
Les travaux se dérouleront par étapes et seront gourmands en ressources : les capacités en personnel et en financement restent des enjeux, tout comme la logistique sûre pour mener des opérations dans une zone ayant subi des combats. La réponse à la question clé — les efforts et les fonds seront‑ils suffisants pour nettoyer de manière séquentielle plus de 82 000 hectares suspects — dépendra de la coordination des autorités, des forces de sécurité et du soutien des donateurs.
Conclusion
La décision de la KODA de lancer un groupe de travail est un pas vers l'organisation des opérations de déminage et la protection des communautés. C'est un exemple de la manière dont la combinaison des connaissances locales, des ressources publiques et du soutien des donateurs produit des résultats concrets : des hectares libérés d'engins explosifs et des communautés plus sûres. Il est désormais important que ces plans bénéficient d'un financement stable et d'une mise en œuvre claire sur le terrain.