Le concours pour la direction de l'ARMA prolongé jusqu'au 9 février — trop peu de candidatures pour une sélection concurrentielle

Le poste chargé de la restitution des avoirs volés a un impact direct sur les budgets de reconstruction. Mais seulement 13 candidatures ont été déposées pour ce concours — pourquoi cela compte maintenant.

212
Partager:

Délais et chiffres

La commission de sélection pour le poste de dirigeant de l'Agence nationale de recherche et de gestion des actifs (АРМА) a prolongé le délai de dépôt des candidatures jusqu'au 9 février. La décision a été annoncée lors de la retransmission en direct de la séance sur le site du Cabinet des ministres. Auparavant, la date limite était fixée au 19 janvier.

Selon la présidente de la commission, seulement 13 candidatures ont été reçues.

"Malheureusement, ce n'est pas le nombre que nous, en tant que commission, souhaiterions voir pour garantir, selon nous, une sélection la plus concurrentielle possible et l'élection du meilleur candidat à ce poste"

— Kateryna Ryzhenko, présidente de la commission de sélection

Pourquoi c'est important

L'АРМА est chargée de la recherche et de la gestion des actifs saisis auprès de corrompus et d'acteurs étatiques malveillants. L'efficacité de l'agence influe directement sur la base de ressources nécessaire à la reconstruction des infrastructures et à la mise en œuvre de mesures anti-corruption. Le faible nombre de candidats augmente le risque que la sélection n'assure pas une transparence ou un professionnalisme suffisants — ce qui sape la confiance des partenaires et des investisseurs.

En juin, la Rada a adopté une loi de reconfiguration de l'ARMA : désormais, la commission de sélection doit retenir au maximum deux candidats, et le Cabinet des ministres nomme le président pour un mandat de cinq ans dans les 10 jours suivant la réception de la proposition de la commission. La précédente cheffe, Olena Duma, a quitté ses fonctions le 30 juillet 2025 à sa demande — depuis lors, l'agence fonctionne sans dirigeant permanent.

Pourquoi il y a si peu de candidats (brève analyse)

Le milieu d'experts identifie plusieurs raisons possibles : des exigences strictes et des vérifications approfondies, un niveau élevé de risque politique pour la personne à la tête d'un tel profil et une attention soutenue des partenaires internationaux. La concurrence peut également être freinée par des changements juridiques et par l'attente de voir comment le nouveau mécanisme de nomination fonctionnera en pratique.

Ce qui suit — conséquences pratiques

La prolongation du délai donne le temps d'attirer des candidatures supplémentaires et d'accroître la transparence du concours. Dans le même temps, c'est un signal adressé au Cabinet et aux bailleurs : il faut soit inciter la participation des spécialistes, soit revoir la communication et les critères de sélection. Si le nombre de candidats n'augmente pas, la commission risque de présenter au gouvernement un vivier de candidats moins large — et la qualité de la nomination pourrait en souffrir.

L'explication est simple : le poste de président de l'ARMA n'est pas seulement la gestion des actifs, c'est aussi un test de la capacité de l'État à récupérer efficacement les ressources nécessaires à la reconstruction et au renforcement des institutions publiques.

Conclusion

Il appartient désormais à ceux qui fixent l'ordre du jour : la commission de sélection doit accroître l'attractivité du concours, le Cabinet doit être prêt à agir rapidement en fonction des résultats, et la société civile et les bailleurs doivent contrôler le processus. La capacité à attirer des candidats qualifiés et à transformer les déclarations en indicateurs réels de récupération d'actifs est la question qui déterminera dans quelle mesure le système de gestion des biens de l'État sera efficace dans les années à venir.

Actualités du monde

Communauté

Alors que les secouristes terminent le déblaiement des décombres du complexe résidentiel «Білий шоколад», les habitants de Bilohorodka montrent au monde entier ce qu'est la véritable résilience ukrainienne. La communauté, qui a perdu deux de ses membres, ne se contente pas de pleurer — elle se mobilise immédiatement pour remettre la vie sur pied.

il y a 2 jours
Communauté

Tandis que le pays se bat contre un ennemi extérieur, les habitants de la région de Kyiv se retrouvent prisonniers d'une inaction intérieure. Sofiivska Borshchahivka et Bilohorodka vivent depuis un mois dans une réalité où l'on voit son souffle dans la pièce — c'est la norme — et où rincer les toilettes avec une bassine est devenu un défi quotidien.

il y a 4 jours
Communauté

Les transports en commun — l'artère de la capitale. Quand il manque de conducteurs, cela affecte le flux de passagers, les horaires et la capacité de la ville à faire face aux pics de fréquentation. «Київпастранс» a annoncé le recrutement officiel, une formation gratuite et des salaires allant jusqu'à 40 000 — on examine si cela suffit.

il y a 4 jours