L'OTAN a acheté le premier lot d'obus de 120 mm — ce que cela apporte à l'Ukraine et pourquoi c'est important maintenant

NSPA a commandé auprès de Rheinmetall des munitions pour environ 200 millions d'euros. Ce n'est pas une simple livraison — l'accord‑cadre crée un mécanisme d'accès plus rapide aux obus de 120 mm, nécessaires pour assurer l'efficacité des Leopard 2 et des M1 Abrams sur le front.

29
Partager:
Основний бойовий танк Leopard 2A8 на презентації у Мюнхені, Німеччина, 19 листопада 2024 року (фото - EPA)

Ce qui s'est passé

L'Agence OTAN pour les achats centralisés (NSPA) a réalisé le premier achat dans le cadre d'un accord‑cadre avec l'allemand Rheinmetall — une commande de munitions pour chars de 120 mm d'environ 200 millions d'euros. L'accord‑cadre, signé en juillet 2025, définit les caractéristiques techniques et les conditions de livraison de différents types de projectiles de 120 mm.

“L'accord‑cadre fixe des normes et simplifie les procédures pour des livraisons rapides et coordonnées de munitions de 120 mm pour les alliés”

— Rheinmetall, communiqué de presse

Pourquoi c'est important pour l'Ukraine

Les munitions de 120 mm sont une ressource critique pour les chars de type occidental. Ce sont ces munitions que portent les Leopard 2 et les M1 Abrams, déjà fournis à l'Ukraine par des partenaires. L'accord‑cadre de la NSPA signifie que les États membres et les pays associés peuvent passer des commandes rapidement sans longues procédures d'approbation — réduisant ainsi le délai entre la demande et la livraison.

“Les premières livraisons dans le cadre de l'accord doivent garantir une disponibilité stable de munitions modernes pour les alliés”

— NSPA

De plus, en janvier 2026 Rheinmetall a obtenu une parcelle pour une usine en Ukraine — ce qui réduit potentiellement les risques logistiques et offre la possibilité d'accroître la production plus près des besoins du front. Parallèlement, la société prévoyait déjà des livraisons de blindés (Lynx KF41), ce qui témoigne d'une approche globale pour renforcer l'industrie de défense ukrainienne.

Quelles conséquences concrètes

Concrètement pour les unités ukrainiennes, cela signifie : un approvisionnement plus régulier en projectiles de 120 mm, la possibilité de soutenir des opérations blindées plus intenses et une réduction de la dépendance aux décisions d'exportation éparses de certains pays. À court terme, la logistique, le financement des transferts et les décisions politiques des partenaires concernant la livraison de lots spécifiques restent déterminants.

Risques et questions

L'accord‑cadre réduit une partie de la bureaucratie, mais ne résout pas automatiquement des questions telles que les priorités de répartition entre alliés, les contrôles à l'exportation et les rythmes de production. Il faut aussi prendre en compte que la mise en place d'une production en Ukraine exigera du temps, des investissements et la garantie des normes de qualité.

Conclusion

Faits : 200 millions d'euros, premières livraisons dans le cadre de l'accord‑cadre, parcelle pour une usine en Ukraine. Sens : il s'agit d'un pas des livraisons ponctuelles vers une chaîne d'approvisionnement plus prévisible pour des chars d'origine occidentale. Il est maintenant crucial que les annonces se traduisent en livraisons concrètes et en production à grande échelle — sinon le potentiel de l'accord restera déclaratif. Qui et quelles ressources garantiront les prochaines séries de projectiles — telle est la question dont dépendra l'efficacité des unités blindées ukrainiennes dans les mois à venir.

Actualités du monde