Le gouvernement crée une réserve d'équipements pour les centrales de cogénération et les centrales thermiques — comment cela accélérera le rétablissement après les frappes

En raison des retards de fabrication et des dégâts massifs, le gouvernement propose de récupérer des unités compatibles provenant de centrales soviétiques en Europe de l'Est — ce que cela apportera aux villes et pourquoi cette décision est importante maintenant.

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Фото: EPA

En bref : ce qui s'est passé et pourquoi cela importe

Le premier vice-Premier ministre et ministre de l'Énergie Denys Shmyhal a annoncé la création d'une réserve d'équipements pour la remise en service des centrales thermiques et des centrales de cogénération. L'initiative combine deux éléments : l'accumulation de pièces de rechange critiques et le démontage d'installations de type soviétique compatibles en Europe de l'Est, afin de prélever des blocs entiers pour des remplacements rapides.

Pourquoi le gouvernement choisit cette approche

Réalité des chaînes d'approvisionnement. Selon Shmyhal, la fabrication et la livraison de nouveaux équipements prennent de quatre à six mois. En temps de guerre et lors de vagues de froid, une telle attente se traduit par des milliers de personnes privées de chauffage ou d'électricité.

Compatibilité et rapidité. Les centrales thermiques et de cogénération d'époque soviétique en Europe de l'Est partagent de nombreux composants compatibles — on peut les démonter par blocs et les transporter pour minimiser le temps d'arrêt des centrales ukrainiennes.

« Un point important est que l'achat et l'attente de fabrication des équipements durent de quatre à six mois, c'est pourquoi nous avons proposé une nouvelle approche : constituer une réserve de tout l'équipement nécessaire qui peut être endommagé par les terroristes russes, afin de pouvoir le remplacer rapidement. »

— Denys Shmyhal, premier vice-Premier ministre, ministre de l'Énergie

Ce que cela signifie pour les villes et les habitants

Le projet doit avoir un impact direct sur les délais de rétablissement de l'approvisionnement en chaleur. Si le remplacement de certains blocs est possible en semaines plutôt qu'en mois, le risque de coupures massives pendant les périodes froides diminue. C'est particulièrement important pour les grands réseaux conçus pour des centrales centralisées et qui ne peuvent pas rapidement basculer vers des sources de chaleur locales.

« Reconfigurer complètement le système de chauffage centralisé de Kyïv vers des sources de chaleur locales ou des installations de cogénération est impossible, car il a été conçu pour de grandes centrales. »

— Vitali Klitschko, maire de Kyïv

Contexte : faits

  • Depuis le 14 janvier, une situation d'urgence dans le secteur de l'énergie est en vigueur en Ukraine en raison de tirs massifs et de la vague de froid.
  • Le 24 janvier, la centrale de cogénération n°6 à Kyïv a cessé de fonctionner.
  • Le 3 février, la centrale de cogénération n°4 de Darnytsia a subi des dégâts critiques ; selon les estimations, sa remise en état nécessitera au moins deux mois.

Risques et logistique

L'idée est techniquement viable, mais pas automatiquement efficace. Des accords avec les pays donateurs sont nécessaires, ainsi qu'un accompagnement juridique (démontage, transport, formalités douanières), de même que le financement et la logistique pour les transports lourds. De plus, les pièces doivent être adaptées et testées avant la mise en service — cela prend aussi du temps et des ressources.

Et ensuite

La réserve d'équipements peut considérablement réduire les délais de rétablissement des infrastructures critiques et protéger les villes contre des coupures prolongées. Mais la mise en œuvre dépendra de la rapidité avec laquelle les partenaires transformeront les intentions en contrats et alloueront les ressources pour le démontage et la livraison. Cette décision illustre une adaptation pragmatique du secteur énergétique aux réalités de la guerre : au lieu de débats idéologiques, des mesures techniques apportant des résultats concrets.

Bref pronostic : si le processus est mis en place dans les semaines à venir, certains travaux pourront être réduits de mois à semaines ; en cas de retards dans la coordination avec les partenaires, l'effet de l'initiative restera limité.

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