Ce qui s'est passé et pourquoi c'est important
Après les frappes du 12 février, en raison des dégâts causés à des infrastructures critiques, 315 bâtiments d'établissements scolaires à Kyiv sont restés sans chauffage — dont 163 jardins d'enfants et 141 écoles (plus de 30% du nombre total d'établissements). L'administration municipale de Kyiv l'a annoncé, a rapporté l'agence UNN. En réponse, la ville regroupe temporairement des établissements scolaires afin de maintenir l'enseignement en présentiel dans des locaux disposant de conditions adéquates.
La situation est actuellement la plus difficile dans les arrondissements de Holosiivskyi, Darnytskyi, Desnianskyi, Dniprovs'kyi et Pecherskyi. En revanche, dans les arrondissements d'Obolonskyi, Podilskyi et Sviatoshynskyi, l'alimentation en chauffage des établissements d'enseignement est stable.
Comment cela fonctionne en pratique
Le mécanisme est simple mais gourmand en ressources : les enfants sont transférés vers des établissements voisins qui disposent de chauffage et de capacités techniques de secours. Par exemple, la gymnase n°11, qui sert de centre de résilience, a accueilli les élèves de l'école primaire n°103 grâce à une chaufferie mobile. De même, le lycée n°141 a pris en charge une partie des élèves de l'école primaire n°182, et près de 40 enfants de la maternelle n°44 se trouvent provisoirement dans les locaux de la maternelle n°559.
«La nécessité de regrouper les établissements d'enseignement est née après la nouvelle attaque massive de la Russie du 12 février, qui a endommagé des infrastructures critiques de la capitale. Avant cela, 150 bâtiments d'établissements scolaires étaient privés de chauffage, et après les frappes, 165 de plus s'y sont ajoutés. Au total, 315 bâtiments sont restés sans chauffage – plus de 30% du nombre total d'établissements scolaires de la ville, parmi eux 163 jardins d'enfants et 141 écoles.»
— Administration municipale de Kyiv (KMDA)
Conséquences et défis
Le regroupement permet de préserver les interactions en personne, la régularité des cours et la stabilité sociale pour les enfants. En même temps, il crée des charges logistiques : besoin de transports supplémentaires, ajustement des emplois du temps, surcharge des établissements d'accueil et renforcement des exigences en matière de sécurité incendie et d'hygiène. La ville déploie rapidement des chaufferies mobiles et optimise l'utilisation des espaces, mais des solutions durables exigent la restauration des infrastructures et des ressources additionnelles.
Le retour à l'enseignement présentiel à Kyiv a commencé le 2 février et chaque établissement a défini son format individuellement, en tenant compte de la sécurité et des conditions. La tâche des autorités municipales est désormais de garantir simultanément le chauffage dans les points d'accueil et de minimiser les risques pour les enfants lors des déplacements entre établissements.
En bref : c'est un exemple de travail systémique, souvent peu visible dans les titres, mais qui permet de préserver le quotidien de milliers d'élèves. S'il y aura suffisamment de ressources pour une résolution durable du problème dépend de la rapidité de la restauration des infrastructures et du soutien des partenaires.