Chandelle à un mètre de l'arbre : pourquoi les consignes de sécurité pascales à Irpin ne sont pas une formalité

Les sauveteurs ont inspecté les temples de la communauté d'Irpin à la veille de Pâques — non seulement en matière d'extincteurs, mais aussi en termes de préparation à l'évacuation lors des alertes aériennes. Deux risques dans un seul bâtiment.

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À la veille de Pâques, les sauveteurs ont effectué des inspections dans les églises de la communauté d'Irpin avec des séances de formation. Formellement — une routine. Pratiquement — l'intersection de deux menaces distinctes qui coïncident cette année en un seul point : le feu ouvert dans des locaux surpeuplés et la nécessité d'une évacuation rapide en cas de sirène d'alerte aérienne.

La bougie comme source d'incendie

Selon le représentant du Service d'État des Situations d'Urgence (SSUE) Tsyrynia, cité par RBC-Ukraïna, les chandeliers dans les églises doivent être placés à au moins un mètre des structures inflammables — iconostases en bois, rideaux, revêtements muraux. Le non-respect de cette distance est l'une des principales causes d'incendies dans les temples lors des fêtes. Les sauveteurs ont vérifié la présence et le bon état des extincteurs portatifs et l'état des issues d'évacuation dans les églises de la communauté.

Selon les statistiques du SSUE, le nombre d'incendies augmente justement les jours fériés et les fins de semaine — et la manipulation imprudente du feu reste la principale cause d'incendies dans les édifices religieux. Un danger supplémentaire : les fidèles qui emportent les lampes à huile allumées chez eux après le service.

La guerre a ajouté un deuxième scénario

Les séances de formation de cette année diffèrent de celles d'avant-guerre sur un point : le personnel des temples a reçu une formation spéciale sur l'algorithme d'action en cas de signal « Alerte aérienne ». Un temple surpeuplé, un feu ouvert et la nécessité d'évacuer organisément les gens vers un sous-sol ou un abri — ce n'est plus un scénario abstrait pour Irpin, une ville qui a traversé l'occupation.

« Nous expliquons les règles de sécurité pour l'utilisation du feu ouvert, l'ordre d'utilisation des extincteurs portatifs, et nous rappelons aussi l'algorithme d'action en cas d'incendie et, ce qui est particulièrement important en temps de guerre, — les règles d'évacuation des personnes »

— représentant du SSUE, Conseil municipal de Zaporijia (formation similaire dans tout le pays)

Ce qui a réellement été vérifié

  • L'emplacement des chandeliers par rapport aux structures inflammables
  • La présence et le bon état des extincteurs et des panneaux d'incendie
  • L'état et la praticabilité des issues d'évacuation
  • Les connaissances du personnel sur les mesures à prendre en cas d'incendie et d'alerte aérienne

Un accent particulier — sur les lampes à huile et les bougies que les fidèles emportent avec eux : la surveillance après leur sortie de l'église reste une zone à risque maximal.

Si la nuit de Pâques de cette année se déroule sans incidents — ces séances de formation deviendront-elles une norme annuelle pour toutes les communautés, ou se transformeront-elles à nouveau en une action ponctuelle avant la fête ?

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