Contexte et l'essentiel
Le président Volodymyr Zelensky a annoncé que le document sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine est prêt pour un accord final avec le président des États-Unis Donald Trump. La déclaration a été faite à l'issue des négociations de la délégation ukrainienne en France et revêt non seulement un signal diplomatique, mais aussi un mécanisme pratique de pression sur l'agresseur.
"[Le chef de la délégation ukrainienne et le secrétaire du Conseil de sécurité et de défense] Rustem Umerov a rendu compte des résultats des pourparlers de notre équipe en France hier. Le document bilatéral sur les garanties de sécurité pour l'Ukraine est en fait prêt à être finalisé au plus haut niveau avec le président des États-Unis"
— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
Ce qui a été discuté
Selon le président, l'équipe ukrainienne poursuit l'intégration de son travail avec les équipes de l'UE et des États-Unis : outre les garanties, les parties ont discuté de documents relatifs à la reconstruction et au développement économique. Parallèlement, des « questions difficiles » concernant le cadre de base pour mettre fin à la guerre ont été soulevées — et Kyiv a présenté des options pour l'accord final de ce document.
"Nous comprenons que la partie américaine va communiquer avec la Russie, et nous attendons un retour — pour savoir si l'agresseur est réellement prêt à mettre fin à la guerre"
— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
La Déclaration de Paris et le contexte international
Le 6 janvier, à l'issue de la réunion de la « coalition des volontaires » à Paris, a été signée la Déclaration de Paris énumérant les garanties de sécurité pour l'Ukraine. De plus, Kyiv, Londres et Paris ont adopté une déclaration d'intention concernant le déploiement de forces multinationales — preuve que les partenaires clés approuvent non seulement des paroles, mais aussi certaines mesures concrètes.
- La Déclaration de Paris établit une liste de garanties potentielles et de mécanismes de coordination entre partenaires.
- Kyiv insiste pour que le réalisme des futures garanties soit confirmé par la capacité des partenaires à exercer dès maintenant une pression effective sur la Russie.
Et ensuite
L'équipe de négociation retournera à Kyiv et fera rapport sur les détails. La prochaine étape — transformer les déclarations et les accords politiques en mécanismes concrets qui auront une capacité mesurable à dissuader l'agresseur : depuis les signaux de pression diplomatique jusqu'aux décisions d'ordre militaire, technique et financier.
La question posée aux partenaires est simple : pourront-ils étayer les déclarations politiques par des mesures effectives qui modifieront les calculs du Kremlin ? De la réponse dépendra la rapidité avec laquelle les déclarations se transformeront en garanties, et non en promesses purement déclaratives.