Lors des négociations entre l'Ukraine et les États-Unis en Suisse, on a discuté des conditions qui favoriseront la cessation des hostilités et la mise en œuvre des actions suivantes, et non des conditions mêmes du cessez‑le‑feu. C'est ce qu'a déclaré dans une interview à LIGA.net le membre de la délégation ukrainienne, chef d'état‑major des forces armées ukrainiennes Andriy Hnatov.
La journaliste a demandé si tous les points du plan de paix seraient mis en œuvre avant ou après la cessation des hostilités, et aussi quelle place occupe le cessez‑le‑feu dans le schéma dont débattent les parties.
Hnatov a noté que les conditions du cessez‑le‑feu ne peuvent être discutées qu'entre l'Ukraine et le pays agresseur, la Russie.
«Les négociations à Genève se sont tenues entre l'Ukraine et les États‑Unis et concernaient plutôt des conditions qui favoriseront le processus de cessation des hostilités et la mise en œuvre des étapes suivantes»
– a expliqué le chef d'état‑major.
Calendrier possible du cessez‑le‑feu
Hnatov a également déclaré à LIGA.net que la fin de la guerre par une paix juste accompagnée de réparations de la part de Moscou est impossible avant la fin de 2025. En revanche, dans certaines conditions, un cessez‑le‑feu pourrait survenir en quelques jours ou semaines.
Contexte
Dans la même interview, Hnatov a indiqué que les négociations à Genève ne portaient pas sur une réduction des forces armées ukrainiennes. De plus, le militaire a précisé qu'on n'avait pas discuté des questions qui ne concernent pas directement Kyiv, ainsi que de celles qui doivent être décidées par les présidents.