Incident à Milan : Kyiv exige une enquête après qu'une femme née en Russie a porté la pancarte «Ukraine»

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Heorhiy Tykhyi, a appelé le CIO à mener une enquête interne et à présenter des excuses — l'incident soulève des questions sur la neutralité des organisateurs et le risque de sportswashing.

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Росіянка Анастасія Кучерова (з табличкою) та збірна України (Фото: Peter Kneffel / EPA)

En bref

Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver 2026 à Milan, la pancarte de l'équipe Ukraine a été portée par une personne née en Russie et résidant en Italie. Kyiv exige du Comité international olympique (CIO) une enquête et des excuses officielles.

"Le fait que le Comité international olympique ait choisi un Russe pour porter la pancarte indiquant [Ukraine] est honteux. Cela dépasse toute morale humaine et tous les principes... Et nous insistons réellement pour qu'une enquête interne soit menée et qu'il soit vérifié, au sein du CIO, qui a permis cela."

— Георгій Тихий, porte-parole du ministère des Affaires étrangères de l'Ukraine

Ce que l'on sait

Lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux à Milan, la pancarte de la délégation ukrainienne était portée par une femme née en Russie et vivant actuellement en Italie. C'est ce qu'a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères lors d'un point de presse. Kyiv demande au CIO des explications : qui a pris cette décision et sur quelle base cette personne a été autorisée à participer à la cérémonie de présentation des équipes.

Contexte et risques

L'incident a une portée symbolique : dans le sport international, il existe des pratiques non écrites et formalisées visant à minimiser les situations de contact direct entre des États en état de guerre. Comme l'a souligné le porte-parole, de telles règles s'appliquent, par exemple, au football international. Si la procédure d'accès aux cérémonies est affaiblie ou appliquée de manière sélective, cela crée des risques pour la réputation des compétitions et ouvre la voie au sportswashing.

Contexte et antécédents

Dans son intervention, Тихий a également rappelé la décision d'autoriser certains paralympiens russes et biélorusses à concourir sous leurs drapeaux et a souligné que les représentants ukrainiens perçoivent cela comme faisant partie d'un problème plus large. À part cela, est resté en toile de fond le cas de la disqualification du skeletonneur ukrainien Гераскевич avant la première descente, pour avoir voulu courir avec un casque en mémoire des athlètes tués — un exemple de la façon dont des interprétations controversées des règles suscitent des tensions autour de décisions sportives.

Ce que Kyiv exige et quelles peuvent être les conséquences

Kyiv demande deux mesures : des excuses officielles et une enquête interne du CIO sur le processus de vérification des participants à la cérémonie. Des experts en droit sportif international soulignent que de telles vérifications peuvent aboutir à des recommandations visant à renforcer les procédures d'admission et de vérification, ainsi qu'à des décisions disciplinaires personnelles à l'encontre des responsables.

Et ensuite

La question ne se limite pas à une seule cérémonie — il s'agit d'une épreuve de la capacité du CIO à agir de manière cohérente sous la pression de défis politiques et réputationnels. Si la réaction est superficielle, cela saperait la confiance dans la neutralité de l'organisation ; si une enquête approfondie et une correction des procédures sont menées, ce sera une occasion de réduire les risques de tels incidents à l'avenir.

La balle est maintenant dans le camp du CIO : les demandes de Kyiv se traduiront-elles par des changements concrets des procédures et par l'établissement de responsabilités ?

Actualités du monde

Politique

La décision du Comité paralympique international d'autoriser les athlètes de Russie et du Bélarus à participer sous leurs propres drapeaux a suscité une vive réaction de Kiev — le président l'a qualifiée de «sale» et «épouvantable», et des responsables ukrainiens ont annoncé le boycott des Jeux paralympiques (6–15 mars). Nous analysons pourquoi cela est important non seulement pour le sport, mais aussi pour l'image et la sécurité de l'Ukraine.

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