Ce qui s'est passé
Dans la nuit du 23 au 24 janvier, Kyiv a subi une attaque massive : selon les rapports, la Russie a lancé 21 missiles et 375 drones. Les forces aériennes indiquent que la défense antiaérienne a abattu environ 357 drones et 15 missiles, mais des dégâts aux infrastructures ont néanmoins été constatés.
La situation la plus difficile se trouve à Troieschyna : environ 600 logements sont privés de tous les services publics (chauffage, eau, électricité). Dans la ville, on recense au total environ 6000 logements sans chauffage. Il y a un mort et quatre blessés à Kyiv ; à Kharkiv, plus de 30 personnes ont été touchées. Dans l'oblast de Tchernihiv, des centaines de milliers d'abonnés sont privés d'électricité.
Comment réagissent les services
Les services municipaux et les entreprises énergétiques travaillent en renfort. Dans le district de Desnianskyi, des points de chauffage supplémentaires sont déployés : les points d'appui dans les écoles n°263, n°264, n°306, n°275, n°293 ont déjà reçu des chaudières mobiles pour une connexion rapide. Le Service national des situations d'urgence (DSNS) déploie également des tentes-points de chauffage.
«Les services municipaux font tout pour surmonter la situation de crise provoquée par les attaques de l'ennemi, qui cherche à priver la capitale d'électricité, de chaleur et d'eau»
— Vitali Klitschko, maire de la ville
Les brigades d'intervention concentrent leurs ressources sur les réseaux les plus vulnérables — chaufferies, postes électriques et lignes principales. Certaines réparations peuvent prendre des heures ou des jours, selon l'ampleur des dégâts et les conditions météorologiques.
Pourquoi c'est important
Les attaques contre le secteur énergétique ont non seulement une portée tactique mais aussi politique : la destruction des systèmes de chauffage et d'approvisionnement en eau complique la vie des civils et accroît la pression dans les processus diplomatiques. Au ministère des Affaires étrangères, on qualifie déjà cela d'élément de pression sur le format des négociations.
Des experts en énergie et en défense soulignent que les infrastructures critiques nécessitent des capacités de secours et des réparations rapides, ainsi qu'un renforcement de leur protection. À l'heure actuelle, la priorité est la sécurité des personnes : points de chauffage, approvisionnement en eau potable, rétablissement du fonctionnement des hôpitaux et des immeubles d'habitation.
Et ensuite
La difficulté de la remise en état dépendra de la rapidité d'intervention des brigades d'urgence et de l'efficacité de la défense antiaérienne. La question pour les autorités et les partenaires est de savoir comment renforcer la résilience du système énergétique et réduire la vulnérabilité de la ville à moyen terme.
C'est un rappel : la guerre affecte la vie quotidienne de millions de personnes. La capacité de Kyiv à résister à de telles frappes dépendra de la rapidité et de la systématicité du travail des services et de la communauté.