L'opération des États-Unis et d'Israël contre l'Iran pourrait durer jusqu'en septembre — quelles conséquences pour l'énergie et la sécurité

Axios rapporte que l'opération, initialement prévue pour durer quelques semaines, pourrait basculer en mode «basse intensité» et s'étirer jusqu'à l'automne. Pourquoi cela compte pour les marchés mondiaux, la sécurité maritime et l'attention des partenaires étrangers, dont l'Ukraine.

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Дональд Трамп (Фото: Samuel Corum/EPA)

Ce que l'on sait

Selon Axios, qui cite des interlocuteurs anonymes, le risque d'une phase prolongée des hostilités contre l'Iran augmente aux États-Unis et chez leurs alliés — jusqu'en septembre, même si l'opération ralentit. Le journaliste Barak Ravid (Axios) s'appuie sur plusieurs sources au sein des administrations américaines et des pays alliés, qui anticipent une instabilité plus longue que prévu initialement.

Cadre et attentes

L'administration américaine s'attendait à une campagne intensive de 4 à 6 semaines, mais les capitales mondiales se préparent désormais à un scénario de plusieurs mois à intensité moindre. Israël a parallèlement annoncé qu'il prévoyait au moins trois semaines supplémentaires de frappes contre « des milliers d'objectifs supplémentaires » en Iran (informations de Reuters et Axios).

"Nous avons en fait détruit l'Iran... Ils n'ont pas de flotte, pas de systèmes antiaériens, pas de forces aériennes, tout est détruit. La seule chose qu'ils peuvent faire, c'est embêter un peu en posant une mine dans l'eau — c'est une gêne, mais une gêne peut provoquer des problèmes."

— Donald Trump, président des États-Unis (citation dans le Financial Times)

Pourquoi cela peut se prolonger

Les raisons sont simples et interdépendantes : la réticence à engager des forces terrestres, les frappes dispersées et les objectifs stratégiques d'Israël, ainsi que la volonté iranienne de poursuivre des opérations balistiques et maritimes tant qu'elle n'aura pas obtenu de garanties. Axios et Reuters notent également que certaines démarches diplomatiques des alliés ont été rejetées et que Téhéran refuse de négocier sans conditions concrètes de cessez-le-feu.

"Les États-Unis peuvent sortir du conflit en une dizaine de jours — deux semaines, peut-être trois au maximum, mais Israël continuera de frapper l'Iran au cours des six prochains mois."

— Sergueï Danilov, directeur adjoint du Centre d'études du Moyen-Orient (entretien avec LIGA.net, 13 mars)

Conséquences pour l'énergie et la sécurité maritime

Un des principaux risques est le détroit d'Ormuz. Si sa fermeture ou la menace d'un blocus perdure, cela pourrait faire grimper les prix du pétrole et exercer une pression sur les marchés de l'énergie. Reuters et des analystes avertissent qu'une hausse des prix pourrait pousser les États-Unis et d'autres pays à reprendre des actions plus vigoureuses pour garantir le passage des navires et la stabilité des approvisionnements.

Ce que cela signifie pour l'Ukraine

Premièrement, une crise prolongée détourne l'attention diplomatique et les ressources des partenaires clés. Deuxièmement, une flambée des prix de l'énergie affectera l'économie mondiale et les plans budgétaires — ce qui a un impact direct sur la stabilité économique et les dépenses de défense. Troisièmement, une escalade dans la région crée des risques supplémentaires pour la logistique mondiale et les chaînes d'approvisionnement alimentaires, avec lesquelles l'Ukraine doit déjà composer dans des conditions difficiles.

Bref bilan

Le scénario de « quelques semaines » cède de plus en plus la place à un scénario de « plusieurs mois » à faible intensité. Pour l'Ukraine, cela implique une nécessité accrue de surveiller la situation, d'adapter les plans énergétiques et de politique étrangère et de coordonner avec ses partenaires afin que les déclarations se traduisent plus rapidement en actions concrètes et en garanties.

Sources : Axios (Barak Ravid), Financial Times, Reuters, LIGA.net.

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