Le 10 août est une date qui rassemble des choses qui n'ont, à première vue, rien en commun : un appel à ne rien faire, un dessert à base de guimauve grillée, une fête nationale en Équateur et des croyances populaires sur les oignons et la météo. Mais c'est précisément dans cet éclectisme que réside l'essence des calendriers non officiels : ils ne parlent pas d'événements mondiaux, mais de petites permissions qu'on se donne pour être humain.
La paresse, c'est aussi une compétence
La Journée mondiale des paresseux n'a pas émergé comme une justification de la procrastination, mais comme une réaction au culte de la productivité. Dans un monde où le repos est souvent perçu comme une culpabilité, cette fête non officielle propose le contraire : une journée sans délais, ce n'est pas une faiblesse, c'est une réinitialisation. Les psychologues, d'ailleurs, affirment depuis longtemps qu'une « inactivité » planifiée augmente la productivité à long terme — il est donc tout à fait rationnel de flâner le 10 août.
Le s'more — une tradition américaine devenue universelle
La Journée des s'mores grillés (National S'mores Day) rend hommage à une simple mais emblématique tradition américaine : une guimauve grillée au feu avec du chocolat entre deux crackers. Aux États-Unis, cette fête est si populaire que les sets d'ingrédients pour s'mores se vendent séparément dans les supermarchés avant les vacances d'été. En Ukraine, ce dessert reste pour l'instant une exoticité réservée aux événements touristiques, mais avec la popularité croissante du camping, il pourrait bien s'y implanter aussi.
Le calendrier populaire : pourquoi ne pas emprunter de l'argent
Selon les anciens et nouveaux calendriers ecclésiastiques, le 10 août, on célèbre les saints apôtres Prochor, Nicanore, Timon et Parménien. Dans la tradition populaire, ce jour s'appelait « Prochor-Parménien » et était considéré comme malchanceux pour les opérations financières — achats, ventes ou emprunts. Il est intéressant de noter que des interdictions similaires concernant les transactions d'argent se retrouvent dans les calendriers populaires de différentes cultures à différentes dates de l'année — cela était probablement un moyen, au moins formellement, de freiner les décisions impulsives au quotidien, à une époque où il n'existait pas de règles écrites sur les finances personnelles.
Les paysans observaient aussi le ciel : un soleil éclatant et des nuages élevés à Prochor annonçaient un temps sec — un moyen simple mais efficace de prévoir la météo pour ceux qui dépendaient des récoltes.
Ce que cela signifie pour nous aujourd'hui
Les fêtes non officielles comme la Journée des paresseux ou la Journée des s'mores peuvent sembler peu sérieuses, mais elles remplissent une fonction réelle — elles donnent un prétexte pour s'arrêter et faire quelque chose d'agréable sans culpabilité. La question est simplement de savoir si nous en profiterons, ou si cela restera juste une ligne du calendrier.