Circonstances
En décembre 2022, une fillette de 8 ans a été amenée au service des urgences d’un hôpital de la capitale avec des signes d’insuffisance respiratoire aiguë. Selon le parquet de la ville de Kyiv, l’enfant n’a pas été examinée de manière complète, le diagnostic correct n’a pas été posé et un traitement en temps utile n’a pas été instauré, alors qu’il existait des signes cliniques d’une pneumonie bilatérale.
Ce que rapporte le parquet
« Une médecin-pédiatre de 39 ans du service des urgences d’un des hôpitaux de la capitale a été informée de la mise en cause pour exécution inadéquate de ses obligations professionnelles, ayant entraîné la mort d’une fillette de 8 ans »
— Le parquet de la ville de Kyiv
Selon l’enquête, la médecin n’a pas entamé d’antibiothérapie ni de thérapie intensive et n’a pas pris de mesures urgentes pour transférer l’enfant en réanimation, ce qui, d’après le parquet, « a privé l’enfant de chances réelles de salut ».
Conclusions médicales
« Le décès de l’enfant est survenu des suites d’une insuffisance multiorganique causée par un sepsis viral-bactérien, dont la source était une pneumonie bilatérale sévèrement purulente avec complications »
— expertise médico-légale
Les actes de la professionnelle de santé ont été qualifiés en vertu de l’alinéa 2 de l’article 140 du Code pénal ukrainien (exécution inadéquate des obligations professionnelles par un professionnel de santé ayant entraîné la mort). La personne mise en cause travaille actuellement dans un hôpital d’une autre ville.
Conséquences pour le système et les patients
Cette affaire soulève plusieurs questions : les normes des services d’accueil, les algorithmes de diagnostic précoce des infections graves chez l’enfant et les mécanismes de responsabilité médicale. Pour les parents et les patients, l’essentiel est la confiance dans une prise en charge rapide et compétente. Pour le système, c’est un signal en faveur d’audits, de formations supplémentaires du personnel et d’un protocole clair de transfert des patients en réanimation.
Et maintenant
L’affaire sera renvoyée devant un tribunal — l’issue du procès aura une portée concrète : depuis la responsabilité pénale d’un médecin isolé jusqu’à d’éventuelles modifications des protocoles de prise en charge et d’admission. Le milieu expert souligne que de telles enquêtes peuvent impulser des réformes systémiques, si elles impliquent médecins, directions d’hôpitaux et autorités de régulation.
Question qui reste ouverte : ces faits se traduiraient-ils par des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des jeunes patients, ou resteront-ils des tragédies isolées ? La réponse dépendra non seulement du verdict judiciaire, mais aussi de la détermination du système à corriger ses erreurs.