Réseau national de banques alimentaires : comment le projet de loi sauvera les denrées et soutiendra des millions de personnes

Le mémorandum entre le ministère de l'Économie et la Fédération ukrainienne des banques alimentaires initie la préparation d'un projet de loi qui permettra de transférer des produits propres à la consommation aux organisations caritatives au lieu de les éliminer — au bénéfice direct de l'environnement, des entreprises et des personnes dans le besoin.

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Фото: AgroPortal

Le mémorandum et son importance

Le ministère de l'Économie, de l'Environnement et de l'Agriculture, conjointement avec la Fédération ukrainienne des banques alimentaires (UFBP), ont signé un mémorandum de coopération, rapportent AgroPortal et Ukrinform. Le document lance l'élaboration d'un projet de loi visant à créer un réseau national de banques alimentaires — un mécanisme de transfert des produits propres à la consommation, des producteurs et des chaînes de distribution vers des organisations caritatives au lieu de leur mise au rebut.

Pourquoi c'est important : chiffres et conséquences

Déséquilibre actuel : chaque année en Ukraine, plus de 2,7 millions de tonnes d'aliments sont mises au rebut, alors qu'environ 12,7 millions de personnes ont besoin d'aide humanitaire. Les chaînes commerciales dépensent environ 3 500 UAH par tonne pour l'élimination — des coûts répercutés dans le prix des marchandises. La création d'un mécanisme législatif pourrait réduire ces coûts, diminuer les déchets et fournir plus rapidement une aide alimentaire aux groupes vulnérables.

Comment cela fonctionne en pratique

Les banques alimentaires ne distribuent généralement pas la nourriture elles-mêmes : elles coordonnent la logistique et transmettent les produits via un réseau d'organisations caritatives partenaires. L'UFBP regroupe déjà cinq divisions régionales, principalement concentrées dans les territoires proches des lignes de front. L'organisation est membre associé de la Fédération européenne des banques alimentaires, et ses donateurs sont des entreprises, des partenaires internationaux et des fonds.

"Moins nous avons de déchets, plus nous prenons soin de l'environnement. L'objectif ambitieux à long terme est d'utiliser à 100 % les produits qui sont mis au rebut ; l'objectif à moyen terme est d'atteindre 50 %."

— Taras Vysotsky, vice-ministre de l'Économie, de l'Environnement et de l'Agriculture

La Fédération propose de modifier la législation afin que les transferts de produits à des fins caritatives soient plus avantageux que leur destruction. Parmi les outils : des allégements fiscaux et d'autres incitations pour les producteurs et la grande distribution, ainsi que des mécanismes de responsabilité, y compris des amendes pour la mise au rebut d'aliments qui auraient pu être donnés.

"C'est une pratique mondiale qui permet de sauver des produits encore sûrs pour la consommation, mais qui ne peuvent plus rester sur les étagères des magasins."

— Dmytro Shkrabatovskyi, président du conseil d'administration de la Fédération ukrainienne des banques alimentaires

Risques et défis pratiques

L'initiative présente des avantages évidents, mais exige une approche systémique : logistique pour la préservation de la qualité des produits, normes de sécurité alimentaire, mécanismes transparents de comptabilité et de contrôle, ainsi que le financement des opérations régionales. Sans cette infrastructure, le risque est d'une augmentation du nombre d'initiatives non viables ou d'abus.

Calendrier et prochaines étapes

Selon le ministère de l'Économie, le projet de loi sera élaboré par les départements compétents et soumis au début du mois d'avril à la discussion avec les parties prenantes. Si les règles rendent les transferts plus avantageux, cela changera rapidement les pratiques commerciales de la distribution et de la production, réduira la pression sur l'environnement et renforcera la protection sociale des groupes les plus vulnérables.

Conclusion

Ce n'est pas seulement une initiative sociale — c'est une solution économique et écologique. La question n'est plus tant l'idée que la mise en œuvre : l'État, les entreprises et le secteur caritatif pourront-ils s'entendre sur des règles claires et transparentes qui feront du don alimentaire la norme et non l'exception ? Pour un pays qui se reconstruit en temps de guerre, l'utilisation efficace de chaque ressource devient une question de stratégie nationale.

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