En bref
Les déclarations de Donald Trump au sujet de possibles «attaques terrestres» au Mexique ont poussé une partie de l'opinion publique et des leaders d'opinion à appeler au boycott de la Coupe du monde de football 2026, qui doit être co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Ce conflit n'est pas seulement une affaire de sport : sont en jeu des questions de souveraineté, de sécurité des spectateurs et de confiance envers l'organisateur du tournoi.
Ce qu'a dit Trump et pourquoi c'est important
Selon Newsweek et l'agence UNN, Trump a déclaré la volonté des États-Unis «d'attaquer sur le sol» du Mexique dans la lutte contre les cartels de la drogue. Pour un co-organisateur de la Coupe du monde 2026, de telles formulations constituent un défi direct : des opérations militaires sur le territoire du pays hôte sapent non seulement les relations diplomatiques, mais aussi la capacité à garantir la sécurité des supporters et des équipes.
«Les États-Unis pourraient commencer à attaquer sur le sol mexicain»
— Donald Trump, président des États-Unis (d'après Newsweek et UNN)
Réaction du public et des leaders d'opinion
Un certain nombre de personnalités publiques et d'activistes ont déjà renoncé à se déplacer ou appellent ouvertement au boycott. Parmi ceux qui ont annulé leurs billets ou soutiennent le boycott figurent des diplomates et des militants, qui invoquent les risques liés à la sécurité et à la politique migratoire stricte des États-Unis.
«En raison des actions de l'ICE et de la politique migratoire générale des États-Unis, il est devenu dangereux de s'y rendre»
— Mohamad Safa, diplomate, directeur de Patriotic Vision (selon les médias)
Les analystes comparent cette vague de protestations à la situation entourant la Coupe du monde 2022 au Qatar, mais la différence est évidente : il s'agit aujourd'hui d'une menace directe à la souveraineté de l'un des co-organisateurs.
La position de la FIFA et les risques pour le tournoi
La FIFA se retrouve sous la pression de l'opinion publique : d'une part l'organisation a annoncé l'augmentation de la dotation et des mesures pour attirer les supporters, d'autre part la demande de réactions concernant la sécurité et la politique des pays hôtes s'intensifie. Infantino, selon les rapports, témoignerait d'une loyauté envers l'administration américaine, ce qui renforce les doutes au sein de la communauté des supporters quant à la neutralité de l'organisation.
Ce que cela signifie pour les spectateurs et pour l'Ukraine
Premièrement, il existe un risque réel d'obstacles aux déplacements et d'une hausse des coûts liés à la sécurité. Deuxièmement, les événements sportifs internationaux ont déjà servi de plateforme pour des pressions diplomatiques — le précédent d'aujourd'hui peut influencer la manière dont l'État hôte protège ses invités et participants. Pour l'Ukraine, cela est important : le respect des normes du droit international et de la souveraineté sont des éléments clés qui façonnent la confiance entre États, y compris dans les projets sportifs.
Scénarios possibles
Les experts identifient plusieurs voies : des protestations localisées et des désistements de délégations individuelles jusqu'à une pression internationale sur la FIFA pour qu'elle revoie le statut de pays hôte. Chaque scénario comporte des conséquences financières et réputationnelles pour les organisateurs et les sponsors.
Conclusion
Tant que l'attention reste focalisée sur les gros titres, les conséquences de cette crise seront déterminées par des décisions prises à huis clos — au sein de la FIFA, dans les cabinets diplomatiques et chez les sponsors. Il est important de surveiller trois marqueurs : la position officielle du Mexique concernant la sécurité sur son territoire, la réaction de la FIFA aux déclarations au sujet d'éventuelles opérations militaires, et l'ampleur des refus de participation. De cela dépendra si la Coupe du monde 2026 restera un événement sportif unificateur ou se transformera en arène géopolitique.