Ce que Volodymyr Zelensky a dit à Munich
Lors d'un point de presse à Munich, le président Volodymyr Zelensky a annoncé qu'environ 7000 militaires ukrainiens se trouvent actuellement en captivité russe, tandis que l'Ukraine détient plus de 4000 militaires russes en vue d'échanges possibles. Ce ne sont pas de simples statistiques — ces chiffres déterminent la force de la position de négociation de Kyiv et le rythme du retour des personnes chez elles.
"Eux [les Russes] ont environ 7000 prisonniers de guerre ukrainiens. Nous en avons – plus de 4000 [d'occupants]. C'est une bonne nouvelle, parce que nous en avions 1500 [de Russes]. Actuellement nous en avons un peu plus de 4000"
— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
Équilibre des forces et format des échanges
Ces chiffres déterminent les scénarios possibles : du principe «tous contre tous» à des paquets progressifs «1000 pour 1000» ou «100 pour 100», dont a parlé le président. Chaque format comporte des contraintes pratiques — vérification des personnes, procédures médicales et juridiques, ainsi que des risques sécuritaires qui influent sur la vitesse et l'ampleur des opérations.
Comprendre cet équilibre est important pour les familles des détenus, le système de santé et la logistique militaire : le retour des personnes réduit la pression humanitaire, mais exige une coordination claire entre les négociateurs et les partenaires internationaux.
Ce qui s'est déjà passé
- Le 5 février 2026, un échange a eu lieu — 157 Ukrainiens sont rentrés chez eux ; parmi eux 139 étaient détenus depuis 2022.
- L'accord sur cet échange a été conclu lors de pourparlers à Abou Dhabi avec la participation de l'Ukraine, des États-Unis et de la Russie — un signal que des plateformes multilatérales peuvent créer les conditions pour des démarches humanitaires.
La suite
Les chiffres en eux-mêmes ne résolvent pas tous les problèmes, mais ils modifient la donne dans les négociations. L'enjeu maintenant est de transformer l'élan diplomatique en un mécanisme durable d'échanges : vérifications transparentes, garanties de sécurité et accompagnement international. Pour des milliers de familles de détenus et pour la stratégie nationale, c'est un test concret de la capacité des partenaires à transformer les déclarations en actions concrètes.