L'essentiel
Le Comité national olympique d'Ukraine a demandé au Comité international olympique d'autoriser le skeletonneur ukrainien et porte-drapeau Vladyslav Heraskevych à concourir aux XXV Jeux olympiques d'hiver avec un casque portant les portraits d'athlètes morts du fait de l'agression russe. Selon le CNO, le casque respecte pleinement les exigences de sécurité et les règles du CIO, ne contient ni publicité, ni slogans politiques ni éléments discriminatoires et a été validé lors des entraînements officiels.
"Le CNO d'Ukraine souligne que celui-ci [le casque] respecte pleinement les exigences de sécurité et les règles du CIO, ne contient ni publicité, ni slogans politiques ni éléments discriminatoires et a été confirmé comme conforme aux normes établies lors des entraînements officiels"
— Comité national olympique d'Ukraine
Pourquoi c'est important
Il ne s'agit pas seulement d'un accessoire. La question touche trois niveaux : la mémoire des morts, les règles olympiques concernant les symboles politiques et le signal international quant à la perception de l'agression russe. Pour l'Ukraine, une autorisation constituerait une reconnaissance formelle des pertes sur la scène sportive internationale ; une interdiction serait un motif de débat sur les limites de la neutralité en temps de guerre.
Contexte et faits
Le 9 février 2026, Heraskevych a déclaré qu'un des responsables du CIO avait interdit l'utilisation du casque représentant des athlètes morts du fait de l'agression russe. Les Jeux en Italie se déroulent du 6 au 22 février 2026 ; les principaux sites sont Cortina d'Ampezzo et Milan, mais des épreuves ont lieu dans d'autres régions du nord du pays.
"Merci à Vladyslav de rappeler au monde le prix de notre combat"
— Volodymyr Zelensky, président de l'Ukraine
Conséquences possibles
Si le CIO autorise le casque, ce sera un signal que l'hommage symbolique aux victimes peut être compatible avec les règles du format. S'il l'interdit, le sujet fera l'objet d'un débat public plus large sur la frontière entre mémoire et politisation du sport. Des experts en droit du sport attirent déjà l'attention : la décision finale pourrait établir un précédent pour les Jeux futurs dans le contexte de conflits régionaux.
La suite
La prochaine étape revient au CIO : examiner les arguments du CNO et prendre la décision finale quant à l'autorisation. Pour la partie ukrainienne, la question est à la fois symbolique et pratique — la mémoire des athlètes tués et la position du monde face à l'agression. La communauté internationale trouvera-t-elle un moyen d'honorer les victimes de la guerre sans violer la neutralité olympique ? La réponse déterminera non seulement le sort d'un casque, mais aussi les normes des Jeux à venir.