Geraskevich : le CIO a disqualifié non pas moi, mais l'Ukraine — quelles conséquences pour le sport et l'image de l'État ?

Le pilote de skeleton Vladyslav Heraskevych conteste sa disqualification en raison de son « casque commémoratif ». C'est plus qu'une affaire individuelle — il est question de symbolique, de précédent et de la perspective d'un recours devant le TAS.

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Position de l'athlète

Le skeletoniste ukrainien Vladyslav Heraskevych, après l'audience d'appel concernant sa disqualification, a déclaré que la décision du Comité international olympique avait une portée plus large : selon lui, la disqualification est un coup porté à la dignité nationale, et pas seulement à la carrière d'une personne. Le commentaire de l'athlète est cité par УНН.

«Je ne suis pas ici aujourd'hui parce qu'on m'a privé de médailles, pas parce qu'on m'a privé de la possibilité de concourir. Je suis ici parce que je respecte ces sportifs. Je considère qu'ils avaient le droit d'avoir ce casque. Je considère que ce n'était pas une infraction. Et je pense que les actions du CIO ont été discriminatoires. Ils n'ont pas seulement écarté ma personne, ils ont écarté l'Ukraine»

— Vladyslav Heraskevych, skeletoniste

Motif de la disqualification

Selon la décision du CIO, Heraskevych a été écarté avant son premier départ aux Jeux olympiques de 2026 parce qu'il devait s'élancer avec un «casque commémoratif» — un symbole rendant hommage aux sportifs et aux combattants ukrainiens tombés. Les organisateurs ont tranché au regard des règles de neutralité de la symbolique sur le site de la compétition.

Ce qui s'est passé au tribunal et les prochaines étapes

La procédure contre le CIO et l'IBSF s'est achevée le 13 février dans un format accéléré. Heraskevych a déclaré aux journalistes qu'il ferait appel de la décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Le TAS est l'instance clé pour déterminer s'il y a eu violation de procédures ou cas de discrimination de la part du CIO.

Pourquoi c'est important pour l'Ukraine

Cette affaire dépasse le cas individuel : elle touche à trois dimensions. Premièrement, la symbolique — en tant qu'expression de la mémoire nationale — se croise de plus en plus avec les règlements sportifs. Deuxièmement, le précédent déterminera à quel point les instances internationales interpréteront strictement les règles de neutralité en temps de guerre. Troisièmement, il y a un effet d'image : la décision résonnera parmi les athlètes, les fédérations et les milieux patriotiques.

Les experts en droit sportif international attirent l'attention sur le poids potentiel du précédent : si le TAS reconnaît les actions du CIO comme légitimes, cela servira d'argument pour une interprétation plus sévère des règles ; si le TAS se range du côté de l'athlète, on pourra s'attendre à une révision des approches concernant la symbolique et à des exceptions plus explicites dans les règlements.

En résumé

Il ne s'agit pas seulement d'un casque — c'est un enjeu d'équilibre entre les règles du sport international et le droit à la mémoire nationale en temps de guerre. La balle est maintenant dans le camp du TAS : l'appel de Heraskevych se transformera-t-il en précédent juridique qui modifiera le traitement par les instances internationales des cas similaires ?

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