Le Centre ukrainien d'hydrométéorologie a annoncé l'approche d'une puissante vague de chaleur : 28–30 juin, sur la Rive droite de l'Ukraine, la température atteindra 35–38°. La chaleur ne vient pas du sud du pays, mais de loin — des régions septentrionales de l'Afrique via l'Europe méridionale et centrale.
Suite à la propagation de l'air chaud en provenance des régions septentrionales de l'Afrique via l'Europe méridionale et centrale sur le territoire de l'Ukraine, une forte chaleur est attendue les 28–30 juin. Le 28 juin — dans les régions occidentales, de Vinnytsya et de Jytomyr, les 29–30 juin — sur la Rive droite du pays, la température diurne sera de 35–38°.
Centre ukrainien d'hydrométéorologie
Cette vague n'est pas une anomalie isolée. Ces derniers jours de juin, la plupart des pays européens enregistrent déjà des températures record : dans certaines régions, les thermomètres affichent 3–10° au-dessus de la normale climatique. L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a officiellement confirmé l'ampleur du phénomène, et son chef du département d'information climatique, John Kennedy, a noté qu'en 50 ans, l'Europe s'est réchauffée d'environ deux degrés et est devenue le continent qui se réchauffe le plus rapidement.
Où le danger est réel : au-delà de la surchauffe
Les médecins qualifient depuis longtemps la chaleur extrême de « tueur silencieux » — elle tue en moyenne quelque cinq cent mille personnes par an dans le monde. Le scénario le plus dangereux — les nuits tropicales, lorsque la température ne descend pas en dessous de +20° : l'organisme n'a pas le temps de se rétablir, et le risque de complications cardiovasculaires augmente fortement.
Mais en Ukraine en 2025, au risque médical s'ajoute un risque infrastructurel. L'activation massive des climatiseurs augmente considérablement la consommation d'électricité précisément lorsque le système est déjà vulnérable.
Système énergétique : trois scénarios pour trois jours
- Optimiste : la température ne dépasse pas +30°, aucune nouvelle attaque — le système fonctionne sans restrictions.
- Basique (le plus probable) : des coupures quotidiennes de 2–4 heures, principalement en journée et en heure de pointe.
- Pessimiste : chaleur, réparations des blocs énergétiques et nouvelles frappes russes sur les infrastructures — coupures jusqu'à 8 heures par jour. Les régions les plus vulnérables — Kyïv, région d'Odessa et régions frontalières.
Le paradoxe réside dans le fait que la protection contre la chaleur — le climatiseur — devient simultanément la cause des coupures. Plus les gens se protègent de la chaleur, plus la charge sur le réseau augmente, et plus probable devient le scénario où le climatiseur n'aura simplement rien pour l'alimenter.
Ce que cela signifie en pratique
Trois jours — une courte période, mais elle coïncide avec le pic de vulnérabilité : les réparations des capacités de génération se font traditionnellement en été, et le déficit du système pourrait atteindre 2 GW selon les experts. Si on y ajoute 38° dans la rue et des millions de climatiseurs — la marge de sécurité du système sera testée par des conditions réelles, et non par un test de stress.
La question principale des trois jours à venir : le système énergétique pourra-t-il supporter la charge maximale sans nouvelles attaques — et si oui, ce sera la première preuve réelle que les réparations d'été 2025 ont porté leurs fruits. Si non — les calendriers de coupures reviendront plus tôt que prévu.