Ce qui s'est passé
À Kyiv, les forces de l'ordre ont interpellé un entrepreneur privé de 47 ans qui réclamait 100 000 dollars américains au chef d'un service d'un centre territorial de recrutement et de soutien social (ТЦК). L'auteur se présentait comme «intermédiaire» du Bureau d'enquêtes d'État (ДБР) et promettait de «régler la situation» concernant une prétendue procédure pénale, ont indiqué le Bureau du Procureur général, le ДБР et la Police nationale, rapporte l'agence UNN.
«Sous la direction du Bureau du Procureur général, les enquêteurs du ДБР ont notifié une suspension de poursuites à un habitant de Kyiv pour tentative achevée d'appropriation frauduleuse de biens d'autrui par tromperie (escroquerie), commise à une échelle particulièrement importante (par. 2 de l'art. 15, par. 5 de l'art. 190 du Code pénal de l'Ukraine)»
— Bureau du Procureur général
Comment fonctionnait le stratagème
Selon l'enquête, l'escroc a exploité des publications dans les médias évoquant d'éventuelles vérifications du patrimoine des responsables des centres territoriaux de recrutement et de soutien social et a trompé un militaire en évoquant une supposée procédure pénale, la menace de perquisitions et la divulgation d'informations dans les médias. Au départ il réclamait 100 000 dollars américains, puis a accepté 50 000 dollars américains, menaçant de publier du «matériel compromettant» en cas de refus.
«En décembre 2025, l'homme a appelé un militaire du centre territorial en se faisant passer pour un ‘intermédiaire’ du Bureau d'enquêtes d'État»
— Bureau d'enquêtes d'État
Pourquoi c'est important
Cette affaire ne concerne pas seulement l'argent. Un tel mécanisme mine la confiance envers les organes de recrutement, crée des risques pour le travail de mobilisation et peut démoraliser le personnel. Les escrocs exploitent des motifs médiatiques et les craintes des personnes — voilà pourquoi la réaction rapide des forces de l'ordre est essentielle pour préserver la stabilité du système.
Ce que font les forces de l'ordre
L'homme a été arrêté à Kyiv immédiatement après avoir reçu la somme convenue. Il a été informé d'une suspicion d'escroquerie commise à une échelle particulièrement importante. La question de la mesure restrictive — détention provisoire — est en cours d'examen. La sanction prévue par l'article est d'une peine pouvant aller jusqu'à 12 ans d'emprisonnement avec confiscation des biens.
Conclusion
Cette affaire illustre comment la combinaison de diffusions d'informations et de menaces de divulgation de matériel privé peut devenir un instrument de pression. Les forces de l'ordre ont agi rapidement; l'étape suivante consiste à renforcer le travail préventif et à informer les militaires sur les méthodes courantes des escrocs. La capacité à réduire systématiquement ces risques reste une question pour les institutions judiciaires et militaires.