Ce qui s'est passé
Dans son rapport sur les résultats 2025, Nestlé a annoncé qu'elle était en négociations pour la cession de son activité de production de glaces. Selon Reuters, il s'agit d'actifs en Asie, au Canada et dans une partie de l'Amérique latine — l'acheteur potentiel serait Froneri, dont Nestlé détient 50 %.
Froneri était évaluée l'an dernier à environ 15 milliards d'euros, dette comprise, lorsque Goldman Sachs et l'Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) ont investi dans l'entreprise. Dans le document, Nestlé explique cette décision comme faisant partie d'une « rationalisation de la marque » et d'un recentrage sur d'autres divisions.
Pourquoi cela se produit
Selon la logique de la direction, l'entreprise se sépare des parties de son portefeuille qui ne répondent pas aux objectifs de croissance ou de rentabilité. Nestlé déclare officiellement vouloir se concentrer sur les divisions café, produits pour animaux de compagnie, nutrition infantile et snacks. La société prévoit également une croissance organique des ventes de 3–4 % en 2026, ce qui souligne l'orientation vers des catégories plus stables et plus prévisibles.
Ce n'est pas un mouvement isolé : une logique similaire a été adoptée par Unilever, qui en décembre 2025 a scindé son activité de glaces en une nouvelle société cotée, The Magnum Ice Cream Company (TMICC). Cette vague de restructurations montre que les grands groupes FMCG réexaminent systématiquement le modèle de gestion des catégories premium et saisonnières.
« Je ne vois pas de problèmes de réputation à long terme liés au rappel des préparations pour nourrissons »
— Philip Navratil, directeur général de Nestlé
Conséquences pour le marché et pour l'Ukraine
Pour les consommateurs et les fournisseurs, cela signifie deux choses : la consolidation peut simplifier la logistique et le branding dans certaines régions, mais réduira en même temps le nombre d'acteurs indépendants sur le marché, ce qui affecte la concurrence et les prix. Pour les fournisseurs de composants et de services logistiques, cela comporte à la fois des risques et des opportunités de nouveaux contrats en cas de reconstruction des chaînes d'approvisionnement.
En ce qui concerne l'Ukraine, ce mouvement des grandes entreprises est un signal pour les exportateurs nationaux et la politique publique : il convient de rechercher des niches dans la production d'ingrédients, de snacks et d'emballages, où l'on peut offrir une proposition concurrentielle ou s'intégrer aux nouvelles chaînes d'approvisionnement. C'est une opportunité, mais pour la concrétiser il faut des contrats et des investissements concrets, pas seulement des déclarations.
Conclusion : la poursuite des négociations de Nestlé au sujet des glaces n'est pas une sensation, mais un symptôme d'une stratégie plus large du marché des biens de consommation. L'action revient maintenant aux investisseurs, aux acheteurs et aux fournisseurs locaux : le prochain tour d'accords dira si ces accords se traduiront par des contrats concrets et des emplois.