Deyneko relevé du service militaire : commission médicale, blessures et soupçons — que signifie cela pour le Service des gardes‑frontières ukrainien ?

Le porte-parole de la DPSU a démenti les informations faisant état d'un départ à l'étranger. Nous analysons pourquoi le licenciement a été officialisé sur la base de conclusions médicales et quelles conséquences cela a pour la confiance envers le service des frontières en temps de guerre.

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En bref

L’ancien chef du Service national des gardes-frontières (ДПСУ) Сергій Дейнеко a été libéré de son service militaire par un ordre daté du 2 février, — a déclaré le porte-parole du ДПСУ Андрій Демченко dans un commentaire à LIGA.net. Parallèlement, le ДПСУ dément les informations selon lesquelles il aurait quitté le pays. Cette affaire combine des motifs médicaux, des questions d’indépendance des commissions médicales et des soupçons pénaux — et c’est précisément pourquoi elle est importante pour la réputation du service des frontières en temps de guerre.

Confirmation et chronologie

Dates et faits clés, confirmés par des sources ouvertes : le 4 janvier 2026 le président a relevé Дейнеко de ses fonctions de chef du ДПСУ ; le même jour il a été nommé conseiller du ministre de l’Intérieur. Le 22 janvier НАБУ a annoncé des suspicions à l’encontre de Дейнеко et d’autres dans une affaire de pots-de-vin liés à la facilitation de la contrebande de cigarettes vers l’UE. Le 30 janvier ВАКС a fixé pour l’ancien chef du service des frontières une caution de 10 millions de hryvnias.

Procédure médicale et questions d’indépendance

Демченко explique que la procédure de libération est régie par la loi «Sur le devoir militaire et le service militaire» et par le règlement relatif au service au sein du ДПСУ, et que les décisions sont prises par les commissions compétentes. Le porte-parole rappelle également les blessures subies par Дейнеко pendant son service, notamment une grave blessure par mine/explosion, qui a nécessité des opérations et a laissé des séquelles durables.

«La divulgation d’informations médicales est interdite par la loi.»

— Андрій Демченко, porte-parole du ДПСУ

Parallèlement, une déclaration du journaliste Віталій Глагола est apparue, affirmant que le premier avis aurait été rendu par un établissement médical qui jusqu’à récemment était subordonné à Дейнеко. Cela soulève la question de la perception de l’indépendance des commissions, même si formellement la signature finale est apposée par la ЦВЛК.

«Formellement, la signature finale revient à la ЦВЛК, donc sur le plan documentaire tout est correct. Mais en substance — le premier avis a été rendu par un établissement médical qui lui était subordonné.»

— Віталій Глагола, journaliste

Situation juridique et conséquences

Sur le plan juridique, la libération du service militaire pour raisons de santé n’implique pas la mise en cause de responsabilité pénale ni la reconnaissance de culpabilité. En revanche, l’existence de suspicions pénales de la part du НАБУ et la décision du ВАКС concernant la caution rendent l’affaire d’importance publique : il s’agit à la fois d’une question de confiance dans les institutions et de l’efficacité des procédures internes en temps de guerre.

Des analystes juridiques et des spécialistes des ressources humaines notent que même des procédures formellement correctes nécessitent des explications transparentes afin d’éviter les soupçons de conflit d’intérêts et de ne pas saper la confiance envers les gardes-frontières, qui se tiennent en première ligne de la défense du pays.

Conclusion

L’affaire Дейнеко réunit des motifs médicaux de libération, des questions sur l’indépendance des procédures internes et une enquête pénale. Désormais, l’attention portera sur les procédures judiciaires, les explications de la direction du ministère de l’Intérieur et du ДПСУ, ainsi que sur d’éventuels contrôles des pratiques médicales au sein du service. Suffira-t-il pour rétablir la confiance dans l’institution frontalière pendant la guerre ? La réponse dépendra de la transparence des démarches à venir.

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