Photo avec « drapeau » : les avocats exigent des excuses de Horokhovskyi — vérification de la confidentialité dans les banques

Les avocats de Karina Kolb envoient des mises en demeure à Oleg Gorokhovsky et à monobank — l'affaire met en doute la manière dont les établissements financiers protègent les données personnelles de leurs clients en temps de guerre et s'ils sont prêts à répondre des conséquences de telles publications.

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Олег Гороховський (Фото: Facebook)

En bref

Au centre du scandale — une photo d'une cliente de 19 ans, publiée par le cofondateur de monobank, Олег Гороховський. Les avocats de la cliente du cabinet Addati Group ont annoncé la préparation de mises en demeure à l'encontre de la banque et de Гороховський et exigent des excuses publiques, une indemnisation et le déblocage du compte.

Ce qui s'est passé

Le 9 mars, Гороховський a publié sur les réseaux sociaux une photo de la jeune femme prétendument devant un drapeau russe et a écrit qu'on lui avait refusé la vidéo‑identification. Après la diffusion de la photo, la cliente a été l'objet de critiques en ligne pendant plusieurs jours ; les avocats signalent une détérioration de son état de santé — une réaction aiguë au stress et de l'insomnie. La cliente affirme qu'il s'agissait du drapeau de la Slovénie, et non de la Russie.

«Nous adressons des mises en demeure à АТ 'Універсал Банк' et à M. Гороховський avec une proposition de régler le différend avant toute action judiciaire. Nous demandons des explications concernant la possible diffusion de la photo à partir de chats internes de la banque et la protection des données personnelles de la cliente.»

— Addati Group, cabinet d'avocats

«Derrière moi se trouvait le drapeau de la Slovénie, et non celui de la Russie»

— Карина Кольб, cliente

Exigences des avocats

  • des excuses publiques et personnelles sur les pages où l'information a été diffusée, ainsi que leur rétractation ;
  • une indemnisation du préjudice moral ;
  • le déblocage du compte bancaire de la cliente ;
  • une demande adressée à la banque concernant d'éventuels chats internes ou autres canaux où des photos/vidéos de clients auraient pu être diffusées pendant l'identification.

Réaction des autorités et conséquences possibles

Le commissaire de la Verkhovna Rada aux droits de l'homme, Дмитро Лубінець, a ouvert une procédure pour une possible violation des données personnelles — ce qui confère à l'affaire un contrôle officiel et en fait non seulement une question publique, mais aussi institutionnelle. En cas de refus d'un règlement amiable, les avocats déclarent être prêts à saisir la justice et d'autres instances.

Pourquoi c'est important

En temps de guerre, la sensibilité publique aux symboles augmente, mais le sentiment de justice ne peut être remplacé par la violation des droits des citoyens. La gestion des données personnelles n'est pas un détail technique, mais une question de sécurité et de confiance envers les institutions financières. Le précédent pourrait influencer les pratiques de toutes les institutions financières en Ukraine : comment elles documentent et diffusent l'information, qui a accès aux documents et comment elles réagissent aux fuites internes.

Et ensuite

Au cours des trois prochains jours, les avocats prévoient d'envoyer les mises en demeure ; par la suite, un procès et des vérifications de la part de l'ombudsman et des régulateurs sont possibles. La question est simple mais importante : les entreprises pourront‑elles concilier prise de position publique et garanties de la vie privée des clients, surtout en période de tension accrue ?

La balle est maintenant dans le camp des banques et des régulateurs : leur réaction déterminera si cette affaire restera un scandale local ou deviendra un précédent juridique pour la protection des données personnelles dans le pays.

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