Ce qui s'est passé
Le matin du 17 février, à la suite d'une attaque d'un drone FPV russe à Mykolaïvka, dans le raïon de Kramatorsk, trois employés de la centrale thermique de Sloviansk ont été tués et un autre blessé. L'information a été confirmée par le premier vice‑ministre de l'Énergie Артем Некрасов, et le Service national des situations d'urgence a précisé la nature de l'engin et l'état du lieu : la voiture a été presque entièrement calcinée, les sauveteurs ont éteint l'incendie et remis le blessé aux médecins.
«Les occupants ont frappé la voiture au moyen d'un drone FPV ; le véhicule a été presque entièrement calciné.»
— Service national des situations d'urgence de l'Ukraine
Pourquoi c'est important
Cette attaque s'inscrit dans un schéma inquiétant : l'ennemi utilise systématiquement de petits drones contre le personnel et les équipements liés aux infrastructures critiques. Auparavant, notamment le 1er février, une frappe similaire contre un autocar de service dans l'oblast de Dnipropetrovsk a coûté la vie à 12 personnes — des employés d'une entreprise industrielle. De telles frappes ciblées visent non seulement à détruire des équipements, mais aussi à paralyser la logistique, démoraliser le personnel et compliquer les travaux de réparation.
Selon certains médias et les sauveteurs, les opérateurs ennemis qui pilotent en temps réel des «shahed» FPV peuvent identifier visuellement leurs cibles — il ne s'agit donc pas de frappes accidentelles, mais d'attaques ciblées contre les travailleurs civils des infrastructures critiques.
Conséquences et mesures à prendre
Premièrement, cela augmente le risque d'immobilisation des équipements et de retards dans la restauration de l'approvisionnement en électricité, car les travailleurs chargés des réparations et du transport deviennent des cibles. Deuxièmement, la nécessité de mesures de sécurité opérationnelles s'accroît : convois d'escorte, systèmes anti‑drones sur les axes clés, procédures de transport sécurisé des employés et modification de la logistique des travaux dans les zones à risque.
Les experts et les sauveteurs s'accordent à dire que la protection des personnes doit devenir la priorité n°1 : tant que les équipements sont réparés, des itinéraires sûrs et des moyens anti‑drones sont une question de préservation des vies et de résilience du système énergétique.
«Un drone russe a attaqué dans la région de Donetsk — il y a des morts.»
— Артем Некрасов, premier vice‑ministre de l'Énergie
Bref constat
Cette tragédie fait partie d'une stratégie systémique de l'adversaire contre des éléments de l'infrastructure ukrainienne. Pendant que le gouvernement et les compagnies énergétiques renforcent la protection des biens et du personnel, il faut attendre de la part des partenaires une aide accrue en technologies anti‑drones et en logistique. Il ne s'agit pas seulement de réparer les équipements — il s'agit de la sécurité des personnes qui assurent leur maintenance.