En bref : ce qui s'est passé
Le ministre des affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a parlé favorablement des négociations de trois heures avec l'envoyé spécial des États-Unis, Steve Witkoff, et Jared Kushner à Genève le 17 février. Selon Araghchi, la conversation a été « sérieuse, constructive et positive », et les parties ont « réalisé des progrès significatifs » par rapport au tour précédent des pourparlers (source : Axios).
« Plusieurs idées ont été présentées et discutées sérieusement... nous avons un chemin plus clair à suivre »
— Abbas Araghchi, ministre des affaires étrangères iranien
Contexte important : pourquoi ce n'est pas que des paroles
Les discussions se sont tenues sur fond d'accroissement massif des forces américaines dans la région : selon des données ouvertes et un responsable américain non nommé, plus de 50 chasseurs des types F-35, F-22 et F-16 ont été déplacés vers la région au cours des 24 dernières heures ; un deuxième groupe de frappe aéronaval a également été dirigé vers la zone (sources : Axios, Reuters). Parallèlement, l'Iran menait des exercices sous l'égide du Corps des Gardiens de la Révolution islamique dans le détroit d'Ormuz ; l'agence iranienne Fars rapportait une fermeture partielle du détroit pour « mesures de sécurité » (sources : Reuters, Fars).
« Les pourparlers se sont déroulés comme prévu »
— un responsable américain non nommé (citation de la presse)
Ce que réclament les États-Unis
Le président des États-Unis a posé à Téhéran trois exigences clés : 1) mettre fin au programme nucléaire et éliminer les stocks d'uranium enrichi ; 2) réduire le nombre et la portée des missiles balistiques ; 3) cesser le soutien aux groupes armés dans la région (source : reportages médiatiques).
Ce que disent les experts et quelles implications pour l'Ukraine
Les analystes attirent l'attention sur le fait qu'une évaluation positive des pourparlers n'élimine pas le risque d'escalade : les services américains, selon Reuters, se préparent à la possibilité d'opérations prolongées contre l'Iran si un tel ordre était donné ; en même temps, Washington coordonne une politique de pression avec ses alliés (sources : Reuters, Axios, CBS).
Pour l'Ukraine, cela a plusieurs conséquences pratiques : la volatilité des prix de l'énergie, une pression accrue sur les chaînes d'approvisionnement en armement et une concurrence diplomatique pour l'attention des partenaires. Certains spécialistes ukrainiens (notamment le directeur adjoint du Centre d'études du Moyen-Orient, Danilov, dans un commentaire à LIGA.net) estiment que l'Iran acceptera difficilement toutes les demandes américaines, et qu'une frappe éventuelle contre la République islamique aurait des conséquences complexes et ambivalentes pour la sécurité globale — certains experts notent même qu'une telle opération pourrait affaiblir certaines menaces pesant sur nos intérêts, tout en créant de nouveaux défis.
La suite
Selon Araghchi, les parties se sont mises d'accord pour s'échanger des textes et travailler sur des projets d'accord avant le prochain tour de négociations. Cela signifie que le processus diplomatique se poursuit — mais son succès dépend d'une réduction simultanée de la pression militaire et de la volonté politique des parties.
En résumé : le round de Genève a envoyé un signal de disposition au dialogue, mais les risques concrets demeurent en raison des préparatifs militaires parallèles et des manœuvres régionales. L'Ukraine doit suivre de près l'évolution des événements — tant du point de vue énergétique que des priorités géopolitiques de ses partenaires.