«Vive le chah» : pourquoi en Iran l'autorité de Réza Pahlavi grandit et quels risques cela fait peser sur la région

Dans les provinces centrales de l'Iran, on entend de plus en plus souvent des slogans «Vive le chah». LIGA.net et l'expert Ihor Semivolos y voient un signe de la montée en influence de Reza Pahlavi — un phénomène qui pourrait modifier l'équilibre des forces dans le pays et compliquer la sortie de crise. Pour l'Ukraine, c'est une question de sécurité : le ministère des Affaires étrangères a déjà conseillé à nos concitoyens de quitter l'Iran.

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Ce qui se passe

Selon LIGA.net et d'après l'évaluation d'Ihor Semivolos, directeur du Centre d'études du Moyen-Orient, le soutien au fils du dernier chah — Reza Pahlavi — augmente manifestement dans les provinces centrales de l'Iran. Lors des rassemblements, on entend de plus en plus souvent les slogans «Vive le chah», ce qui signale non seulement de la nostalgie, mais aussi le désir d'une certaine forme de leadership en période de chaos.

«Il acquiert de plus en plus d'autorité parmi les Perses. Pour eux, cette figure est significative»

— Ihor Semivolos, directeur du Centre d'études du Moyen-Orient

Pourquoi c'est important

L'expert explique que la montée du soutien à Pahlavi est liée aux craintes d'un éventuel effondrement du régime en place. Lorsqu'il existe un risque de désintégration interne, une partie de la population cherche une personnalité capable de rétablir rapidement l'ordre et de préserver l'intégrité de l'État. Dans ce cas, même la symbolique monarchiste peut agir comme un marqueur de stabilité.

Dans le même temps, cela renforce les tensions pour les minorités nationales, qui perçoivent le renouveau des tendances monarchistes avec méfiance — pour elles, cela peut signifier des risques de répression ou de redistribution de l'influence.

«Son programme prévoit qu'il n'est pas et ne sera pas chah, mais qu'il veut être un arbitre qui mènera le pays vers la démocratie, tout en préservant l'unité. Il dit vouloir des changements politiques, une nouvelle constitution, des élections… Le peuple peut choisir ce qu'on lui dira — pourvu qu'il y ait un pouvoir en place»

— Ihor Semivolos, directeur du Centre d'études du Moyen-Orient

Conséquences pour la sécurité et pour l'Ukraine

Pour l'Ukraine, le risque direct est l'instabilité, qui complique le travail des services diplomatiques et consulaires et augmente les risques pour les citoyens sur place. Le ministère des Affaires étrangères a déjà conseillé aux Ukrainiens de quitter l'Iran en raison de l'aggravation de la situation.

  • 7 janvier : selon des rapports, jusqu'à 35 personnes ont été tuées lors des manifestations ; plus de 1 200 ont été arrêtées.
  • 8 janvier : le ministère des Affaires étrangères ukrainien a demandé/conseillé aux Ukrainiens de quitter le pays en raison de la détérioration de la sécurité.
  • 9 janvier : les autorités iraniennes ont coupé l'internet, isolant de fait le pays des communications extérieures lors de la répression des manifestations.

Bref pronostic

Si la popularité de Pahlavi continue de croître, deux scénarios de base se dessinent : une consolidation rapide autour d'un leader unique en réaction au chaos, ou une fragmentation durable avec un renforcement des conflits régionaux/ethniques. Les deux scénarios comportent des risques pour la stabilité régionale et rendent la politique étrangère de l'Iran moins prévisible.

Deux choses sont importantes pour l'instant : la vérification des faits et une réaction diplomatique précoce. Pour l'instant, l'Ukraine a déjà réagi concrètement — en conseillant à ses citoyens d'évacuer ; il revient désormais à la communauté internationale d'évaluer les scénarios possibles et de préparer des mécanismes de réponse tant humanitaires que sécuritaires.

Question au lecteur : les partenaires sont-ils prêts à réagir rapidement et de manière coordonnée à des changements réels — et non symboliques — en Iran ?

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