Petr Pavel : il n'y aura pas de paix à court terme avec la Russie — qu'est-ce que cela signifie pour l'Ukraine ?

Le président de la République tchèque estime que Moscou n'est pas prêt à faire des compromis. Ce n'est pas de la rhétorique — c'est un signal pour la stratégie de sécurité et pour les décisions qui façonnent notre défense et le soutien de nos partenaires.

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Петр Павел (Фото: Albert Zawada/EPA)

Ce qu'a dit Petr Pavel

Dans une interview accordée au journal Odkryto, le président tchèque Petr Pavel a qualifié de peu probable la signature d'un accord de paix concernant la guerre de la Russie contre l'Ukraine à court terme. Il a expliqué que ce n'était pas du pessimisme, mais une évaluation du rapport de forces réel et des motifs des parties.

"Si quelqu'un s'attendait à ce qu'un accord entre l'Ukraine, les États européens, les États-Unis et la Russie soit conclu à court terme, il a sans doute fait preuve de naïveté"

— Petr Pavel, président de la République tchèque

"L'important n'est pas l'accord de l'Ukraine et de ses partisans, mais l'accord sur les conditions d'un accord de paix avec la partie qui combat, c'est‑à‑dire la Russie. Moscou n'a pas encore montré une réelle disposition à négocier et à faire des compromis. Elle insiste jusqu'à présent sur ses objectifs maximalistes... d'abord et avant tout — le territoire"

— Petr Pavel, président de la République tchèque

Pourquoi c'est important pour l'Ukraine

L'évaluation des positions de Moscou par le chef d'un État européen voisin n'est pas une opinion privée, mais un signal pour la diplomatie et la défense : si l'adversaire maintient des exigences maximalistes, des négociations sans changement du rapport de forces risquent de se solder par une défaite pour ceux qui défendent la souveraineté.

La position des partenaires compte aussi : Pavel a noté que les positions de l'Ukraine, de l'Europe et des États‑Unis se sont alignées ou presque. C'est une preuve sociale — un consensus offre des outils pour un soutien à long terme, mais il doit être transformé en décisions concrètes et en ressources.

Dans ce contexte, il est important de rappeler deux remarques récentes : le 7 février 2026, Volodymyr Zelensky a déclaré que les États‑Unis proposaient de mettre fin à la guerre avant le début de l'été, et Sibiga a indiqué que l'Ukraine cherche à accélérer la fin du conflit, notamment avant le début des élections américaines. Ces échéances coïncident avec les intérêts politiques des partenaires — mais pas nécessairement avec la volonté de la partie adverse de négocier.

Conséquences pratiques

La pression sur la Russie — économique, politique et financière — est, selon Pavel, nécessaire. Pour l'Ukraine, cela signifie poursuivre les demandes de matériels lourds, de munitions, de soutien aux sanctions et financier, ainsi que la coordination politique qui réduit le risque de concessions unilatérales lors des négociations.

Se préparer à une phase prolongée : si la paix à court terme n'est pas au rendez‑vous, il faut planifier le budget, la logistique et la reconstruction des infrastructures sur des horizons de mois et d'années, et non de semaines. Cela concerne la mobilisation de l'industrie, le travail sur l'autonomie énergétique et les programmes sociaux pour les personnes déplacées à l'intérieur du pays.

La communication avec la société — un autre front. Les citoyens doivent comprendre les réalités et les priorités : pas de dramatisation, mais des objectifs et des attentes clairs vis‑à‑vis des partenaires.

Conclusion

La position d'évaluation de Petr Pavel est plus qu'un commentaire critique : c'est un rappel que les accords de paix se concluent là où il y a un équilibre d'intérêts et d'avantages. Pour l'Ukraine, cela signifie continuer à renforcer ses capacités, consolider le soutien international et transformer les déclarations diplomatiques en résultats mesurables.

La question à poser aux partenaires et à soi‑même est la suivante : sommes‑nous prêts à long terme et de manière cohérente à transformer le soutien en leviers réels de dissuasion et de reconstruction — afin que la paix ne soit pas seulement une perspective, mais le résultat d'un travail stratégique ?

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